Nadia Chahed
03 Octobre 2020•Mise à jour: 04 Octobre 2020
AA/Ouagadougou/Dramane Traoré
Au total, 23 candidatures, dont celles de trois femmes, ont été reçus par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du 28 septembre au 02 octobre en vue de la présidentielle du 22 novembre 2020 au Burkina Faso, a annoncé l’instance électorale dans un communiqué.
Parmi les prétendants à la magistrature suprême au Burkina Faso, on note plusieurs candidats indépendants et inconnus de la scène politique, dont la majorité n’a pas fournit le document attestant du versement de la caution fixée à 25 millions de FCFA (44 mille dollars).
Les dossiers de tous les candidats ont été reçus par la Ceni, qui publiera la liste définitive le 10 octobre prochain après un travail de vérification et de validation. Cette liste pourra ensuite être récusée devant le Conseil constitutionnel par les candidats recalés, selon le président de la Céni, Newton Ahmed Barry.
Parmi les candidats, on note des poids lourds de la scène politique burkinabè comme, Roch Marc Christian Kaboré, 65 ans, l’actuel président élu en 2015 dès le premier tour, avec 53,49 % des voix et le chef de file de l’opposition burkinabè, Zéphirin Diabré, 61 ans, arrivé en deuxième position en 2015 avec 29,65% des voix.
Ecarté de l’élection présidentielle en 2015, sous la transition politique, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) le parti de l’ancien président Blaise Compaoré, présente cette année l’homme d’affaires Eddie Komboïgo, 56 ans, comme candidat.
L’ancien Premier ministre (1996-2000) sous le régime de Blaise Compaoré, Kadré Désiré Ouédraogo, 67 ans, Gilbert Noël Ouédraogo, 58 ans, pour le compte de l’Alliance pour la démocratie et la Fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA) et Tahirou Barry, 45 ans, arrivé en troisième position à la présidentielle de 2015, ont également déposé leurs dossiers de candidature.
Au total 6 492 868 électeurs seront appelés aux urnes le 22 novembre pour élire leur nouveau Président et les 127 députés qui siégeront au Parlement.
En raison de l’insécurité qui touche plusieurs localités du pays, 1500 villages (sur plus de 8000) dans 22 communes (sur plus de 300) n’ont pas pu être couverts par ce recensement. Mais les résultats de ces élections seront validés sans le vote de ces zones conformément à une loi votée par le Parlement.