Sanaa Ou Amir Ahamada
25 Avril 2026•Mise à jour: 25 Avril 2026
AA/Istanbul/Sanaa Amir
Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé, lors d'une visite officielle en Grèce, la solidité des relations bilatérales et la volonté d’approfondir un partenariat stratégique élargi à la défense, à l’économie et à la culture.
Dans ce cadre, Macron a rencontré vendredi son homologue grec, Konstantínos Tasoúlas, ils ont insisté sur une relation qualifiée de « relation affinitaire » et fondée sur des valeurs communes de liberté et de démocratie, affirmant que « Deux nations unies par le même goût de la liberté ».
Dans un premier temps, les deux responsables ont mis en avant la profondeur historique des liens entre la Grèce et la France, rappelant une coopération ancienne allant de l’Antiquité aux Lumières et aux révolutions européennes. Cette continuité historique a été présentée comme le socle d’une relation durable et structurante pour les deux pays.
Par ailleurs, la relation bilatérale s’inscrit dans une continuité politique marquée par le soutien de la France à la Grèce, notamment lors de la restauration de la démocratie en 1974, de son intégration européenne et durant la crise économique. Cette dynamique a été replacée dans une vision plus large de solidarité européenne fondée sur la confiance mutuelle.
Dans ce contexte, les deux pays ont confirmé le renforcement de leur partenariat stratégique, consolidé depuis 2021 et couvrant désormais les domaines de la défense, de la sécurité, de l’innovation et de la culture. Les dirigeants ont souligné l’importance de cette convergence en affirmant que « lorsque la Grèce est menacée, c’est l’Europe tout entière qui l’est, et la France aussi », illustrant l’interdépendance des deux États au sein de l’espace européen.
Sur le plan international, ils ont insisté sur la nécessité de respecter le droit international et de privilégier les solutions diplomatiques face aux crises actuelles. La guerre en Ukraine et les tensions au Moyen-Orient ont été citées comme des facteurs majeurs d’instabilité, appelant à une réponse coordonnée et responsable.
Concernant la question chypriote, la partie grecque a rappelé sa position sur ce qu’elle considère comme une « invasion et occupation illégales », tout en remerciant la France pour son soutien constant à Nicosie et aux efforts en faveur d’une solution conforme au droit international et aux résolutions des Nations unies.
Enfin, les deux dirigeants ont lancé un appel à une Europe plus forte et plus autonome, capable de répondre aux défis globaux liés à la migration, à l’énergie, à l’économie, au climat et à la sécurité, estimant que « aucun champ n’échappera à ce qui sera scellé demain » dans le cadre du renforcement du partenariat bilatéral.