Burkina Faso : une soixantaine de partis politiques exigent la "libération totale" de Kaboré
- Le président Roch Marc Christian Kaboré renversé par un coup d’Etat le 24 janvier 2022 est en "résidence surveillée" et "n’est toujours pas libre de ses mouvements"

AA / Ouagadougou / Dramane Traoré
Quelque cinquante-huit (58) partis politiques burkinabè, dont l’ancien parti au pouvoir et ses alliés, ont annoncé lundi, dans une déclaration commune, que la détention de l’ancien président Roch Marc Christian Kaboré, renversé le 24 janvier par des militaires "est illégale, injuste et arbitraire", tout en appelant "à sa libération totale, immédiate et sans conditions".
Dans la déclaration, consultée par l’Agence Anadolu, les signataires exigent "la préservation de l’intégrité physique et morale" du Président Roch Marc Christian Kaboré et dénoncent "les manœuvres sordides et éhontées de propagandistes zélés qui distillent des mensonges tendant à faire croire que Kaboré a volontairement opté pour sa propre réclusion".
"Nous nous engageons, en outre, à toujours œuvrer avec toutes les composantes sociopolitiques de notre pays à un retour de la paix, de la sécurité, de la réconciliation véritable des fils et des filles de notre nation et à travailler au retour à une vie constitutionnelle normale", ont écrit les responsables de partis politiques.
Arrêté le 24 janvier lors du coup d’Etat, Kaboré qui était gardé dans un lieu secret a été autorisé par les autorités à rejoigne le 06 avril 2022 son domicile à Ouagadougou.
"Cependant, des constats que nous faisons, cette libération n’est pas totale dans la mesure où le Président subit toujours des restrictions de liberté", avait alerté son parti, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).
Pour rappel, des militaires ont renversé le 24 janvier dernier l'ancien Président Roch Marc Christian Kaboré, jugeant que sa gestion de la situation sécuritaire était "inefficace".
Une transition de trois ans a été amorcée avec le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba comme Président et Albert Ouédraogo, comme Premier ministre.
La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest, Cédéao, s'est dite "très préoccupée", par la durée de trois ans de la transition politique et a décidé de maintenir suspendu, le pays, de ses instances.
Mahamadou Issoufou, ancien président du Niger et médiateur de la Cédéao pour le Burkina Faso, a salué samedi soir, au terme d’une visite de travail de 48 heures à Ouagadougou, "l’ouverture au dialogue", des autorités de la transition burkinabè.
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