Politique, Afrique

Tunisie/Législatives : le Tribunal administratif rejette l’ensemble des recours contre les résultats du premier tour

- Le Tribunal administratif a "rejeté 13 recours pour vice de forme et 7 recours pour vice de fond", a rapporté l'agence Tunis Afrique Presse (TAP/officiel)

Hajer Cherni  | 13.01.2023 - Mıse À Jour : 13.01.2023
Tunisie/Législatives : le Tribunal administratif rejette l’ensemble des recours contre les résultats du premier tour

Tunisia

AA/Tunis/Hajer Cherni

Le Tribunal administratif (TA) a rejeté, vendredi, tous les appels portés contre les résultats préliminaires du premier tour des élections législatives.

C'est ce qui ressort d'un communiqué publié par le TA, relayé par l'agence Tunis Afrique Presse (TAP/officiel).

L'Assemblée plénière du TA a précisé avoir "rejeté 13 recours pour vice de forme et 7 recours pour vice de fond".

D'après le communiqué, la juridiction a confirmé "le jugement en appel relatif aux plaintes intentées par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) contre les jugements ayant abouti à la modification des résultats dans 3 circonscriptions électorales ; La Nouvelle Médina (gouvernorat de Ben Arous), Bizerte sud (gouvernorat de Bizerte) et Slimane (gouvernorat de Nabeul) conformément à l’article 146 de la loi électorale", a rapporté la TAP.

L’ISIE annoncera prochainement la date du deuxième tour des élections législatives et la liste des circonscriptions concernées, a indiqué la même source.

Rappelons que le taux de participation au premier tour des élections législatives anticipées s'est élevé à 11,22%, selon l'ISIE.

Selon plusieurs partis tunisiens, le faible taux de participation aux législatives reflète le rejet populaire de la politique du président du pays, Kaïs Saïed, et ont appelé à un scrutin présidentiel anticipé.

Ces élections sont le dernier épisode d'une série de mesures d'exception que Saïed a entrepris d'imposer le 25 juillet 2021, et qui ont été précédées par la dissolution du Parlement et du Conseil supérieur de la magistrature, la promulgation de lois par décrets présidentiels, et l'adoption d'une nouvelle Constitution par voie de référendum le 25 juillet 2022.

Certaines forces politiques tunisiennes considèrent ces mesures comme une "consécration du pouvoir individuel absolu", tandis que d'autres forces y voient une "correction du cours de la révolution de 2011", qui avait renversé le régime du président de l'époque, Zine El Abidine Ben Ali (1987-2011).

Quant à Saïed, qui a entamé un mandat présidentiel de 5 ans en 2019, il assure que ses mesures sont "nécessaires et légales" pour sauver l'État d'un "effondrement total".

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