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Inéligibilité avec exécution provisoire: Marine Le Pen et Jordan Bardella en réunion de crise au siège du RN

- Les deux dirigeants du parti se sont retrouvés sur place à la mi-journée alors que Marine Le Pen a été condamnée à une peine de 5 ans d’inéligibilité la privant de participation à l’élection présidentielle de 2027

Feiza Ben Mohamed  | 31.03.2025 - Mıse À Jour : 01.04.2025
Inéligibilité avec exécution provisoire: Marine Le Pen et Jordan Bardella en réunion de crise au siège du RN

Provence-Alpes-Cote d Azur

AA / Nice / Feïza Ben Mohamed

Marine Le Pen et le président du RN (Rassemblement National) Jordan Bardella se sont retrouvés au siège de leur parti, à la mi-journée, après la condamnation de la présidente du groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale, à une peine de 5 ans d’inéligibilité assortie d’une mesure d’exécution provisoire.

Privée, en l’état actuel du cheminement judiciaire de cette affaire, de toute participation à la prochaine élection présidentielle, Marine Le Pen a également été condamnée à 4 ans de prison dont 2 avec sursis ainsi qu’à une amende de 100 000 euros.

Le RN se trouve lui aussi mis en difficulté dans ce verdict puisque le parti a été reconnu coupable en tant que personne morale et été condamné à 2 millions d’euros d’amende dont un avec sursis.

Marine Le Pen, qui a quitté la salle d’audience avant l’énoncé du quantum de sa peine, mais après que la présidente a fait savoir qu’elle serait condamnée à une inéligibilité provisoire, l’ancienne dirigeante du RN s’est immédiatement dirigée vers le siège du parti.

Au terme de l’énoncé du verdict, plusieurs figures du parti l’ont rejointe sur place, dont son ex-compagnon Louis Aliot, actuel maire de Perpignan, lui aussi condamné lundi matin par le tribunal judiciaire de Paris.

"On attend de voir et de discuter entre nous de ce qu’il faut en penser", a-t-il seulement déclaré à son arrivé sur place, avant de s’engouffrer dans l’immeuble accompagné de l’avocat de Marine Le Pen.

Pour l’heure, Marine Le Pen s’est refusée à tout commentaire et n’a pas indiqué si elle avait l’intention de contester la décision prononcée par le tribunal judiciaire de Paris portant un véritable coup de massue à sa carrière politique et à ses ambitions présidentielles alors qu’elle est donnée favorite à tous les sondages.

Pour rappel, 25 membres du RN dont 9 eurodéputés et 12 assistants parlementaires, ont été reconnus coupables de « détournement de fonds publics » et « recel de détournement de fonds publics ».

Les accusés, dont le procès avait démarré fin septembre 2024, se sont retrouvés au cœur d’un système de détournement de fonds publics entre 2004 et 2016, en employant des assistants parlementaires alors que leurs tâches bénéficiaient en réalité au RN (anciennement Front National).

Ils étaient jugés pour ces faits signalés en 2015 par le parlement européen, qui s’est constitué partie civile.

Le parquet avait requis, mi-novembre, une peine de 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, 5 ans de prison dont 3 avec sursis et 300 000 euros d’amende contre Marine Le Pen.

L’ancienne présidente du RN avait alors dénoncé des réquisitions « outrancières » notamment concernant « l’exécution provisoire » réclamée par les procureurs.

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