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Condamnation de Marine Le Pen : "La décision de destituer un élu devrait revenir au peuple", estime Mélenchon

- L'ancienne présidente du RN a été condamnée à 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et 4 ans de prison, dont 2 ferme aménageables sous bracelet électronique

Ekip  | 31.03.2025 - Mıse À Jour : 31.03.2025
Condamnation de Marine Le Pen : "La décision de destituer un élu devrait revenir au peuple", estime Mélenchon

France

AA / Tunis / Fatma Ben Amor

Le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a réagi ce lundi à la condamnation de la présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen, dans l’affaire des assistants parlementaires, estimant que "la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple".

"Je m'associe pleinement à la déclaration de la coordination du mouvement insoumis", a écrit Mélenchon sur X, partageant le communiqué rendu public plus tôt dans la journée par LFI, dans lequel le parti indique "prendre acte" de la décision de justice, tout en refusant "par principe" que "le recours soit impossible pour un justiciable quel qu'il soit".

Et Mélenchon d'ajouter : "La décision de destituer un élu devrait revenir au peuple. C'est à cela que servirait le référendum révocatoire dans une 6e République démocratique".

Dans son communiqué, LFI assure, par ailleurs, n’avoir "jamais eu comme moyen d’action d’utiliser un tribunal pour se débarrasser du Rassemblement national".

"Nous le combattons dans les urnes comme dans la rue, par la mobilisation populaire du peuple français, comme nous avons su le faire lors des élections législatives de 2024. Nous le battrons aussi demain dans les urnes, quel que soit son ou sa candidate", indique encore le parti.

La justice française a déclaré Marine Le Pen et son parti coupables de "détournement de fonds", la condamnant à 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, 4 ans de prison, dont 2 ferme aménageables sous bracelet électronique, et 100 000 euros d’amende.

Les accusés, dont le procès avait démarré fin septembre 2024, se sont retrouvés au cœur d’un système de détournement de fonds publics entre 2004 et 2016, en employant des assistants parlementaires alors que leurs tâches bénéficiaient en réalité au RN (anciennement Front national).

Pas moins de 25 personnes étaient jugées pour ces faits signalés en 2015 par le Parlement européen, qui s’est constitué partie civile.

Marine Le Pen va faire appel de sa condamnation, a annoncé peu après le verdict son avocat, Maître Rodolphe Bosselut. Sa peine d’inéligibilité ne sera cependant pas suspendue.

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