Les dirigeants européens à Bruxelles pour discuter de la guerre en Ukraine et de la sécurité de l'UE
« Si nous investissons suffisamment dans la défense, si nous renforçons nos capacités, cela dissuadera également les agresseurs », déclare la cheffe de la politique étrangère de l'Union Européenne

Istanbul
AA/İstanbul/Ilayda Cakirtekin
Jeudi, les dirigeants européens se sont réunis à Bruxelles pour aborder la guerre en Ukraine, la sécurité de l'Union Européenne (UE), ainsi que des enjeux économiques, énergétiques, de défense et de politique étrangère.
« Ces jours sont décisifs pour l'Europe, et notre agenda est particulièrement chargé... Bien sûr, nous discuterons de l'Ukraine et de la manière de parvenir à une paix juste et durable. Mais nous faisons face à des défis concernant notre compétitivité et notre sécurité », a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, avant le début de la réunion.
La cheffe de la politique étrangère de l'UE, Kaja Kallas, a également souligné l'importance des investissements en défense.
« Si nous investissons suffisamment dans la défense, si nous renforçons nos capacités, cela dissuadera également les agresseurs de nous attaquer. Si nous ne faisons pas cela, la faiblesse invite l'agresseur à attaquer », a déclaré Kallas.
Elle a également salué l’annonce du président américain Donald Trump concernant la recherche de défenses aériennes supplémentaires pour l'Ukraine, qualifiant cette initiative de « extrêmement importante ».
« Nous devrions au moins commencer à faire un pas concret, pas seulement des mots, mais aussi des actes pour aider l'Ukraine dès maintenant, car plus ils sont forts sur le champ de bataille, plus ils le seront autour de la table des négociations », a ajouté Kallas.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a exprimé son soutien au rôle de l'Europe dans les négociations de paix en Ukraine, affirmant qu'il soutenait la proposition finlandaise pour que l'Europe rejoigne les pourparlers en cours.
Il a également exprimé son « fort désaveu » du terme « réarmement ».
« Nous devons communiquer différemment avec nos citoyens lorsque nous parlons de la nécessité d'améliorer les capacités de sécurité et de défense européennes. Cependant, je crois que l’avancée technologique que nous devons poursuivre s'aligne bien avec les politiques que nous avons mises en œuvre au cours des sept dernières années de gouvernement », a-t-il déclaré.
La Première ministre lettone, Evika Silina, a appelé à un dialogue ouvert et à des négociations, soulignant l'importance des États-Unis en tant que « partenaire transatlantique ».
« Les États-Unis ont également besoin d'une Europe forte, et l'Europe a besoin d'un US fort », a déclaré Silina.
De son côté, le président lituanien, Gitanas Nauseda, a appelé à accroître l’aide européenne à l'Ukraine et à intensifier la pression sur la Russie avec un 17e paquet de sanctions.
Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
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