Togo : Les autorités menacent de suspendre Radio France Internationale pour ‘’diffusion d’informations erronées’’
- Dans une lettre de mise en demeure signée par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication togolaise (HACC) Pitalounani Telou, et adressée à la directrice générale de RFI

Lome
AA / Tunis / Majdi Ismail
Les autorités togolaises ont averti mardi Radio France Internationale (RFI) d'une suspension, si le média français poursuivait la diffusion d’’’informations erronées concernant la situation au Togo.’’
Dans une lettre de mise en demeure adressée à la directrice générale de RFI, et consultée par Anadolu, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication togolaise (HAAC) reproche à RFI d’ignorer ses avertissements à l’obligation de neutralité et d’équité dans sa couverture au Togo.
La HACC relèvent ‘’des inexactitudes répétées’’ dans les reportages de RFI, qui seraient ‘’préjudiciables à l’image du Togo’’ et violent ‘’les principes fondamentaux du journalisme’’, indique la lettre de mise en demeure signée par le président de la HACC.
Dans cet avertissement, le président de la HACC Pitalounani Telou a également critiqué la couverture des récentes élections par RFI, notant que des affirmations telles que la suspension de tous les médias internationaux de la couverture de ces élections étaient incorrectes.
‘’Si de tels agissements se répètent, la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication se verra contrainte d’envisager des mesures appropriées, y compris la suspension de votre droit de diffusion sur le territoire national jusqu’à nouvel ordre’’, prévient l'organe public en charge de la régulation des médias au Togo.
Le 15 avril, la HAAC avait déjà pointé du doigt RFI lors de la suspension provisoire de toutes les accréditations pour la presse étrangère, à quelques jours du scrutin législatif et régional.
Elle avait justifié sa décision par ‘’des manquements graves constatés dans la couverture de l’actualité politique sur le Togo par RFI et France 24’’, et par ‘’des problèmes liés à l’envoyé spécial Thomas Dietrich (qui avait été expulsé du pays, ndlr) dans le cadre de la délivrance des accréditations.’’