Alger - sommet de la Ligue arabe: Mohammed Ben Salmane sera absent
- Le prince héritier saoudien en a informé le président algérien Abdelmadjid Tebboune par téléphone
Alger
AA/ Alger/ Aksil Ouali
Le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane ne sera pas présent au 31e sommet de la Ligue arabe, prévu à Alger les 1er et 2 novembre prochains.
Cette défection de taille a été annoncée, en début de soirée, par la présidence algérienne dans un communiqué diffusé sur sa page sur le réseau social Facebook, en faisant référence à une communication téléphonique entre le président algérien Abdelmadjid Tebboune et le prince héritier saoudien.
"Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu ce soir un appel téléphonique de son frère, Son Altesse le prince Mohammed Ben Salmane, prince héritier du Royaume frère d'Arabie saoudite, Premier ministre, dans lequel il a exprimé son regret de ne pas pouvoir assister au sommet de la Ligue arabe qui se tiendra le 1er novembre en Algérie », a indiqué le communiqué.
Selon la même source, le prince héritier saoudien a invoqué des soucis de santé et « il est tenu de respecter les conseils et les recommandations de ses médecins qui lui ont demandé d'éviter les déplacements ».
« Pour sa part, le président a exprimé sa compréhension devant cette situation et son regret que le prince héritier Mohammed Ben Salmane ne peut être présent, tout en lui souhaitant bonne santé », a ajouté la même source.
Mohammed Ben Salmane est le premier dirigeant arabe à annoncer officiellement son absence au prochain sommet de l'organisation panarabe.
Il y a quelques semaines, la Syrie avait renoncé à la reprise de son siège au sein de la Ligue arabe à l'occasion du rendez-vous d'Alger. Cette décision avait été annoncée également aux autorités algériennes, en la justifiant par le souhait de permettre au sommet de « se dérouler dans de bonnes conditions » pour qu'il soit couronné de plein succès.
Pour rappel, le président algérien Abdelmadjid Tebboune veut faire de la réunion du premier novembre prochain « un rendez-vous pour l'unification des rangs arabes ».
Pour donner les chances de succès à cette rencontre, il a adressé des invitations à tous les dirigeants arabes, y compris au roi du Maroc, Mohamed VI, malgré la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays.