Nadia Janane
12 Avril 2019•Mise à jour: 12 Avril 2019
AA - Alger - Abdel Razek Abdallah
La police algérienne a annoncé avoir interpellé, en collaboration avec l’armée, un groupe de terroristes et des étrangers venus envenimer la situation dans le pays.
C’est ce qui ressort du communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale algérienne (DGSN), diffusé vendredi.
"Durant ces semaines (depuis le début de la contestation), des étrangers venus pour envenimer davantage la situation, pousser les jeunes à des formes d’expression radicales et exploiter leurs images sur les médias et les réseaux sociaux, ont été identifiés, interpellés et leur plan dévoilé", lit-on dans le communiqué de la DGSN.
Certains étaient "en possession d’équipements sensibles et d’une importante quantité d’hallucinogènes", a ajouté la DGSN.
La police, en collaboration avec l’armée, a également réussi "à démanteler un réseau terroriste qui avait planifié de s’attaquer à des civils", lit-on dans le même communiqué.
"Les investigations ont démontré qu’une partie des armes (en possession des terroristes arrêtés) avait été utilisée dans le meurtre de certains affiliés au service de sécurité durant la décennie noire", selon la même source.
L’Algérie a connu une décennie sanglante de combats entre les autorités, disposant de l’armée, et les groupes islamistes armés après l’annulation des résultats des élections législatives reportées par les Islamistes du FIS fin décembre 1991.
La DGSN a par ailleurs averti dans son communiqué que "l’évolution de la situation, démontrait jour après jour, que des ennemis du peuple, de son histoire et de ses acquis, étaient déterminés à faire basculer la rue (dans le chaos) pour mettre en exécution leurs plans hostiles à l’unité nationale".
L’Algérie vit au rythme des contestations sociales depuis près de deux mois. Ces mouvements ont poussé le président Abdelaziz Bouteflika à démissionner mais ne se sont toujours pas calmés.
Vendredi, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de la capitale et plusieurs autres villes algériennes pour revendiquer le départ de toutes les figures incarnant le régime de Bouteflika, en réaction à la nomination du président du Conseil de la Nation algérien, Abdelkader Bensalah, président par intérim après la confirmation de la vacance du poste de président de la République.
Aucun affrontement entre les manifestants et les forces de l’ordre n’a été enregistré pour le moment.