Nadia Chahed
23 Octobre 2020•Mise à jour: 26 Octobre 2020
AA/Ouagadougou/Dramane Traoré
Le chef de la milice d’auto-défense "Kolgweogo" (protéger l’environnement en langue locale mooré), par ailleurs élu consulaire de la province de la Gnagna (est) Daouda Djagnoabouga Hanro, a été assassiné, jeudi, aux environs de 19 heures, par des individus armés inconnus, a rapporté vendredi, l’Agence d’information du Burkina (AIB).
Selon l’AIB, qui cite des sources sécuritaires locales, Hanro a été abattu, à bout portant, dans son véhicule, alors qu’il avait quitté son commerce pour se rendre à son domicile.
En sa qualité d’élu consulaire et d’opérateur économique influent, Hanro qui était chef de la milice d’auto-défense "Kolgweogo" était un homme engagé dans le processus de sécurisation des localités de la région de l’est confrontée aux attaques terroristes depuis quelques années.
Créé dans un premier temps en 2015, par des paysans et des éleveurs, réunis en association pour défendre leurs intérêts, notamment contre le vol d’animaux et les braquages, la milice d’auto-défense "Kolgweogo" s’est par la suite armée et s’est engagée dans la lutte contre le terrorisme.
Les combats meurtriers opposent régulièrement ses éléments aux groupes armées terroristes dans plusieurs localités du Burkina Faso.
Cependant, elle est régulièrement pointée du doigt par les organisations de défense des droits de l’Homme qui l’accusent de commettre des exécutions extrajudiciaires.
Le Burkina Faso est la cible d’attaques terroristes depuis plus de cinq ans dans plusieurs de ses régions occasionnant de nombreuses victimes et des milliers de déplacés confrontés à une grave crise humanitaire, selon les organisations humanitaires installées dans le pays.