Lassaad Ben Ahmed
24 Juillet 2019•Mise à jour: 25 Juillet 2019
AA / Bujumbura / Yvan Rukundo
Cinq millions de cas de paludisme ont été enregistrés au Burundi durant les premiers six mois de 2019, soit une augmentation de 97% par rapport à la même période de l'année 2018, a-t-on appris d’un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha), mercredi.
Le document indique qu’à la 26ème semaine de cette année, 34 districts sanitaires ont dépassé le seuil épidémiologique et sept ont atteint le seuil d’alerte.
La malnutrition et les changements climatiques ont été cités comme les principales causes de cette recrudescence du paludisme.
Cet aperçu humanitaire de l’OCHA sur le Burundi revient sur d’autres maladies. Sur cette même période, il précise que 245 cas de choléra ont été inventoriés surtout dans la ville de Bujumbura.
Malgré cette situation, le gouvernement du Burundi s’abstient encore de déclarer le paludisme comme une épidémie.
Selon cette agence onusienne, le Burundi comptait, jusqu’au 31 mai de cette année, 116 mille déplacés internes et 806 personnes ont été touchées par les catastrophes naturelles à cause des pluies torrentielles.
La province de Bujumbura dite rurale et la ville de Bujumbura (capitale économique) étant les plus affectées avec respectivement 2057 et 1674 victimes.
Jusqu’au mois de juin, Ocha mentionne que 344 mille réfugiés burundais étaient enregistrés dans les pays voisins. Et de souligner que plus de 16 mille sont rentrés volontairement en provenance surtout de la Tanzanie durant la même période.
Le Burundi compte une population d'environ 11 millions d'habitants.