Ekip
01 Septembre 2022•Mise à jour: 01 Septembre 2022
AA / Yaoundé / Peter Kum
Dans une requête déposée mercredi à la Cour constitutionnelle de la Centrafrique, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution du 30 mars (BRDC) a souligné qu’il s’oppose à toute tentative de modification de la Constitution telle qu’initiée par le président centrafricain Faustin Touadéra.
« Le Bloc a officialisé son refus du changement constitutionnel à travers une requête déposée le 31 août à la Cour constitutionnelle qui est la plus haute juridiction du pays. Il revient à la Cour de faire savoir aux initiateurs dudit projet sur l’amendement de la Constitution que ce projet et sa suite sont illégaux », a expliqué à Anadolu Maitre Nicolas Tiangaye, président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et membre de ce Bloc républicain.
Après l'annonce par le président Touadéra le 12 août dernier la tenue prochaine d'un référendum constitutionnel, le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement, Maxime Balalou, a déclaré à l'issue du Conseil des ministres extraordinaire du 15 août que le gouvernement avait l'autorisation de l'Assemblée nationale pour mettre en place une Assemblée constituante. Le 26 août un décret présidentiel a créé un comité de rédaction d'une nouvelle Constitution.
Une vingtaine de partis politiques d'opposition et d'associations civiles ont formé le Bloc républicain pour la défense de la Constitution à l’initiative de Me Crépin Mboli, à la tête du parti politique d'opposition Patrie.
« La tenue d'un référendum pour modifier la Constitution en Centrafrique permettra au président Touadéra de briguer un troisième mandat. Hors la Constitution de notre pays limite les mandants à deux », a souligné Crepin Mboli.
Touadéra avait été réélu fin décembre 2020 avec 53,16 % des suffrages à l'issue d'un scrutin controversé, moins d'un électeur sur trois ayant eu la possibilité d'aller voter en raison de l'insécurité dans un pays en proie aux conflits depuis 2013.