Lassaad Ben Ahmed
16 Décembre 2020•Mise à jour: 17 Décembre 2020
AA / Peter Kum
Trois éléments des forces de l’ordre centrafricaines ont été tués dans une embuscade dans la région de l’Ombella –Mpoko (centre-ouest), a-t-on appris de source régionale, mercredi.
« Une patrouille mixte composée de gendarmes, policiers et militaires est tombée mardi dans la nuit dans une embuscade d’un groupe de rebelles sur l’axe reliant la commune de Yaloké à celle de Bossembélé dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko », a annoncé à Anadolu au téléphone, le sous-préfet de Yaloké, Fangba Simon.
« Un gendarme, un policier et un militaire ont été tués dans cette attaque tandis qu’un policier est toujours porté disparu », a-t-il précisé.
Le sous-préfet de Yaloké a souligné, par ailleurs, que le groupe rebelle qui a perpétré l’attaque contre cette patrouille des forces de sécurité « n’a pas été identifié, mais plusieurs rebelles ont été neutralisés et d’autres blessés » par les forces centrafricaines.
Cette attaque intervient au moment où les candidats pour la présidentielle et les législatives sont en campagne en prévisions du double scrutin du 27 décembre.
Sur le terrain, des groupes armés plombent le bon déroulement de la campagne malgré les appels des Nations Unies et des organisations internationales demandant la libre circulation et la protection des candidats pendant cette période électorale.
A Kaga-Bandoro (nord) et à Bangassou (sud-est) par exemple, les véhicules des candidats et le matériel de campagne ont été emportés, lundi, par des hommes armés selon les médias locaux.
En Centrafrique, « la situation demeure malgré tout complexe : malgré l’accord politique de février 2019 entre le gouvernement et quatorze groupes rebelles, l’insécurité persiste dans plusieurs parties du territoire et les tensions entre le pouvoir et l’opposition sont vives », a souligné le 10 décembre l’ONG Human Rights Watch dans un rapport.
Cette organisation a estimé que les activités criminelles de certains groupes armés et les violences perpétrées par d’autres ont perturbé la préparation des élections et continuent à plomber le processus électoral.