Nadia Chahed
11 Juillet 2017•Mise à jour: 11 Juillet 2017
AA/Brazzaville/Rosie Tshanda
Après le référendum en 2015 et l’élection présidentielle en mars 2016, environ deux millions de Congolais sont appelés aux urnes dimanche 16 Juillet pour les élections couplées législatives et locales qui mettront aux prises près de 740 candidats aux législatives et 5.000 listes pour les locales, selon la Direction Générale des Affaires électorales (DGAE).
Outre le Parti congolais du travail PCT, au pouvoir, qui aligne 128 candidats aux législatives et 123 listes aux locales, et l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, principale formation d’opposition) qui participera avec 43 candidats et 28 listes aux locales, près d'une centaine de candidats indépendants prennent par à ces élections, selon la DGAE.
L’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), le Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (FROCAD) et la Composante Jean-Marie Michel Mokoko (CJ3M), du nom de l’ancien candidat à la dernière présidentielle, emprisonné depuis plus d’une année constituent les principales plateformes d'opposition qui vont boycotter ce scrutin.
Lancée le 1er Juillet dernier, la campagne électorale se déroule jusque-là sans heurts ni incidents, dans un pays où les violences pré et post électorales sont pourtant, courantes.
Une importante mobilisation populaire prévue lundi à Brazzaville à l'appel de l'opposition n'a finalement pas eu lieu face à un grand déploiement des forces de l'ordre.
A travers cette marche, l'opposition comptait appeler au boycott des élections législatives et locales du 16 Juillet prochain et dénoncer le climat d’insécurité qui règne dans la région du Pool, dans le Sud du Congo ainsi que la situation socio-économique du pays qui ne cesse de se dégrader, a appris Anadolu auprès des organisateurs.