Hatem Kattou
07 Août 2017•Mise à jour: 07 Août 2017
AA/Abidjan/Fulbert Yao
Le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a promis d’investir davantage dans les forces armées ivoiriennes en faveur de la stabilité du pays secoué depuis le début de l'année par des troubles socio-militaires.
"L’important travail de reprise en main de notre armée est plus que jamais nécessaire, à cet égard nous accorderons une place de choix à la discipline et à la formation de nos soldats pour leur inculquer l’amour de la patrie et un sens civique élevé, nous investirons encore plus dans l’amélioration des conditions de vie et de travail de nos forces de défense et de sécurité", a déclaré dimanche soir le président ivoirien dans son traditionnel discours à la Nation, à la veille de la commémoration du 57e anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire.
" Notre armée doit retrouver un esprit de corps et être au service de la nation pour protéger les populations et les institutions", a-t-il poursuivi.
Et d'insister : "J’attends de la part de nos soldats de la discipline, ainsi qu’un comportement digne et exemplaire. A cet effet, j’ai instruit la hiérarchie militaire d’appliquer avec fermeté le règlement vis-à-vis de tout soldat qui commettra un manquement grave à la discipline militaire. Je demande à nos forces de défense et de sécurité de redoubler d’efforts pour éradiquer les braquages, le phénomène de coupeurs de route et de racket".
Le chef de l'Etat ivoirien a précisé que " des moyens importants seront mis à la disposition de la police et de la gendarmerie pour éradiquer ces fléaux qui perturbent la quiétude de la population".
"La lutte contre la détention d’armes illégales sera renforcée et la justice s’appliquer à tous", a-t-il conclu.
En janvier et mai dernier, la Côte d’Ivoire a été secouée par plusieurs mutineries d'anciens rebelles intégrés à l'armée, qui réclamaient des primes.
Depuis le 19 juillet dernier également, le pays connait aussi une série d’attaques perpétrées par des individus armés, contre plusieurs édifices sécuritaires notamment à Abidjan, capitale économique, et qui a fait à ce jour un mort et un blessé.
Selon le gouvernement, à ce jour, huit personnes, dont six militaires ont été arrêtées pour leur implication dans ces attaques.