Eman Nassar
17 Novembre 2016•Mise à jour: 18 Novembre 2016
AA / Le Caire / Mohamed Mahmoud
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a gracié, jeudi, 82 jeunes prisonniers, dont un journaliste accusé de «blasphème».
«La majorité des jeunes graciés fréquentaient les universités, dont Islem Bihiri, journaliste et chercheur en théologie islamique, condamné à une année de prison pour blasphème», selon une information relayée par l’agence de presse MENA qui cite le service de communication de la présidence égyptienne.
C’est le premier groupe de jeunes sortis de prison, à la suite du congrès national pour les jeunes, organisé, le mois dernier, à Charm el-Cheikh, a précisé la source.
D’autres jeunes prisonniers devraient également bénéficier de cette grâce, mais la présidence de la République n’a pas encore précisé quand est ce qu’ils seront relâchés.
L’article 155 de la Constitution égyptienne, accorde au président de la République le droit de grâce ou d’alléger la peine après consultation du Conseil des ministres.
Bihiri soutenait, lors d’une émission télévisée qu’il animait sur une chaîne locale, des thèses religieuses jugées comme «offensantes à l’Islam», tandis que, lui, considère qu’il s’agit d’opinions «éclairées».
EZ