Hamdi Moussa
15 Novembre 2020•Mise à jour: 16 Novembre 2020
AA/Addis Abeba
Au moins 34 personnes ont été tuées dans l'attaque d'un bus par des hommes armés dans la région de Benishangul-Gumuz, à l'ouest de l'Ethiopie.
La Commission éthiopienne des droits humains (EHRC), fait état de 34 morts lors de l'attaque armée survenue, samedi.
"Cette dernière attaque en date alourdit tragiquement le bilan humain. La rapide intervention des forces de sécurité pour éviter toute escalade est encourageante", a rapporté l'organisme national chargé des droits humains dans un tweet, tout en exprimant sa tristesse et son inquiétude face à l'augmentation probable du nombre des victimes.
Aucune partie n'a encore revendiqué l'attaque jusqu'à présent.
D'après la presse locale, un grand nombre de civils ont été tués fin octobre dernier dans la région de Benishangul-Gumuz par des groupes armés.
Le 26 septembre, 15 personnes ont été tuées lors d'une attaque par des hommes armés dans la région frontalière avec le Soudan.
Le 4 novembre, des affrontements armés ont éclaté entre l'armée éthiopienne et le «Front populaire de libération de la région du Tigré», dans le nord du pays.
En effet, le FLPT a dominé la vie politique en Éthiopie pendant environ 3 décennies, avant qu'Abiy Ahmed n'arrive au pouvoir en 2018 au poste du premier Premier ministre issu de l'ethnie «Oromo».
Il s'agit de la plus grande ethnie en Éthiopie représentant à elle seule près de 34,9% de la population34,9% soit environ 108 millions de personnes, tandis que le Tigré est la troisième plus grande ethnie avec 7,3 % de la population éthiopienne
La région, se considérant marginalisée, s’est séparée alors de la coalition au pouvoir d’Abiy Ahmed en organisant, en septembre dernier, des élections locales que le gouvernement d'Addis-Abeba juge illégales. Les élections ont été reportées suite à la propagation de la pandémie du coronavirus.
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi