Hend Abdessamad
05 Novembre 2020•Mise à jour: 05 Novembre 2020
AA/ Addis Abeba
La région du Tigré au nord de l’Ethiopie a connu, jeudi, de violents affrontements entre les forces de l’armée et les les forces armées du Front populaire de libération du Tigré.
Les affrontements se sont intensifiés après que le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, ait ordonné à l’armée la mise en œuvre d’opérations militaires supplémentaires dans la région au cours de cette semaine, selon l’agence « Associated Press ».
Abiy Ahmed a accusé le Front de libération du Tigré d'avoir lancé « une attaque meurtrière » contre une base militaire dans la région.
Le communiqué publié par le cabinet du premier ministre mercredi, a confirmé, que le Front de libération du Tigré « a tenté de voler des pièces d'artillerie ainsi que d’autres équipements des forces de l’Union stationnées dans la région».
L’opération militaire dans la région vise à éviter les troubles à la stabilité à travers le pays, selon le même communiqué.
De ce fait, le gouvernement éthiopien a imposé un état d’urgence pour une période de six mois dans la région, sous le contrôle du Chef d'état-major des forces armées.
Les observateurs mettent en garde contre une guerre civile au sein du deuxième pays le plus peuplé du continent africain, qui inclut la région lourdement armée du Tigré, et qui pourrait perturber la stabilité de la région africaine déjà en proie aux troubles, selon l’agence de presse américaine.
La région du Tigré avait joué un rôle dominant au sein du gouvernement et dans l’armée avant l’entrée d’Abiy Ahmed en fonction, en 2018.
La région se considérant marginalisée, s’est séparée alors de la coalition au pouvoir et a défié Abiy Ahmed en organisant, en septembre dernier, des élections locales que le gouvernement d'Addis-Abeba juge illégales.
*Traduit de l'Arabe par Hend Abdessamad.