Mohamed Hedi Abdellaoui
31 Mars 2016•Mise à jour: 01 Avril 2016
AA/ Conakry/ Boussouriou Bah
La résurgence d’Ebola en Guinée-Conakry a fait sept morts, selon les autorités guinéennes.
« A la date du 30 mars, neuf cas ont été enregistrés, dont sept morts », a déclaré, mercredi soir à la presse, Fodé Tass Sylla, de la Coordination nationale de lutte contre Ebola en Guinée
L’OMS avait annoncé, le 17 mars, l'arrêt présumé de « toutes les chaînes de transmission initiales » du virus en Afrique de l'Ouest.
Ces nouveaux cas enregistrés dans le sud du pays sont les premiers recensés dans le pays depuis que la fin de l'épidémie y a été proclamée le 29 décembre 2015, par l'OMS. Les premiers cas enregistrés en Guinée forestière, remontent à plus d'un an.
Dans son dernier rapport hebdomadaire publié mercredi, l'OMS faisait état de plus d'un millier de contacts identifiés, dont «171 considérés comme à haut risque », signalant que seuls 10 cas n'ont pas encore été retrouvés.
Des experts cités par des médias guinéens, dont le site guinéematin.com, expliquent la résurrection de l'épidémie par le fait que que le virus peut survivre dans le liquide biologiques d’un homme guéri pendant plus de 9 mois, tout en minimisant l'impact de ces nouveaux cas.
Déclenchée en décembre 2013 en Guinée forestière, l’épidémie s’est propagée au Liberia et à la Sierra Leone, faisant au total plus de 11.300 morts pour quelque 28.000 cas recensés, d’après les statistiques de l’OMS.