Abdel Razek Abdallah
27 Janvier 2016•Mise à jour: 27 Janvier 2016
AA / Alger / Abderrazek Ben Abdallah
Depuis 2004, l’armée algérienne a détruit, un million de mines antipersonnel plantées depuis l’époque de la colonisation française, a annoncé, mercredi, le ministère de la Défense.
Dans un communiqué mis en ligne sur son site électronique, le ministère indique que «les opérations de déminage menées par les unités spécialisées de l’Armée Nationale Populaire, depuis le mois de novembre 2004 jusqu’au 31 décembre 2015, ont permis de détruire un nombre très important de mines s’élevant à un million quatre-vingt mines ».
«L’opération est toujours en cours», indique le communiqué ministériel, sans pour autant livrer d’estimations sur le nombre des mines encore plantées depuis la période coloniale.
Selon des historiens, les autorités coloniales françaises avaient planté des centaines de milliers de mines en Algérie, tout particulièrement aux frontières Est et Ouest avec la Tunisie et le Maroc.
L’objectif de la France était d'empêcher l’acheminement des armes et le passage des combattants lors de la révolution algérienne entre 1954 et 1962.
Selon l’Organisation algérienne des victimes des mines coloniales (ONG), les explosions de ces mines ont fait plus de sept mille victimes entre morts et blessés qui ont été amputés des mains ou des pieds.
Les opérations de déminage ont permis, également, selon le communiqué, de "dépolluer et de restituer aux autorités locales une superficie globale de 9 447 hectares de terres, dont l’accès et l’exploitation étaient prohibés à cause des mines antipersonnel".
L’Algérie a ratifié en 2001 à la " Convention d’Ottawa" de 1997. En 2004, l’armée algérienne a entamé une vaste opération de déminage qui s’est accélérée en 2008 grâce aux cartes récupérées auprès de la France.