Kilani Mahmoud
16 Mai 2016•Mise à jour: 17 Mai 2016
AA/ Rome/ Mahmoud Kilani
Le Président du Conseil italien, Matteo Renzi, a affirmé que son pays n’enverra pas de troupes en Libye en raison de ce qu'il a qualifié de «hauts risques» qu’elles ne soient la cible d'attaques.
Renzi a déclaré, dans un communiqué publié lundi, et dont Anadolu a eu copie : "Face aux pressions incitant à l’envoi de troupes en Libye, nous avons choisi une voie différente, en raison des risques importants pour l'Italie, et la possibilité que les forces étrangères en Libye, ne soient la cible d'attaques."
L'envoyé de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler avait précédemment exhorté l'Italie à dépêcher un contingent militaire pour assurer la protection du nouveau siège de l'Organisation des Nations Unies à Tripoli.
«Notre objectif est d’être chargés, dans l'avenir, du commandement de la force internationale qui sera formée en Libye, mais cela ne se produira que lorsque la situation se stabilisera dans le pays», a souligné le Président du Conseil italien.
Renzi a affirmé que "l'Italie continuera à soutenir le gouvernement libyen de consensus dirigé par Fayez Al-Sarraj", notant que son pays se «focalisera particulièrement, à ce stade, sur son engagement humanitaire».
Le chef du gouvernement italien a précisé que cette décision a été prise "en étroite consultation avec le Président de la République Sergio Mattarella, qui a toujours fait preuve de la même prudence à l’égard de tout mouvement italien à l'étranger."
Une réunion internationale sur la Libye se tient actuellement dans la capitale autrichienne, Vienne, sous l’égide des Etats-Unis et de l’Italie, avec la participation des ministres des Affaires étrangères de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, et de l’Allemagne, et les délégations de 22 pays et de 4 organisations internationales.
Le ministre italien des Affaires étrangères, et son homologue américain, respectivement Paolo Gentiloni et John Kerry, coprésident la réunion.