Adel Bin Ibrahim Bin Elhady Elthabti,Hamdi Yıldız
07 Décembre 2022•Mise à jour: 08 Décembre 2022
AA/ Tunis / Adel Thebti
Le chef de la mission d'appui des Nations unies en Libye (MANUL) représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, Abdoulaye Bathily et le ministre tunisien des Affaires étrangères Othman Jerandi ont tenu, mardi, des discussions portant sur "une sortie de crise" en Libye.
"Nous avons discuté des moyens d'encourager les acteurs politiques et sécuritaires libyens à se réunir en Libye et à se mettre d'accord sur une sortie de crise en organisant des élections dès que possible", a écrit sur Twitter Abdoulaye Bathily, actuellement en visite en Tunisie.
Nous appelons "les institutions concernées à finaliser rapidement la base constitutionnelle nécessaire à la tenue d'élections alors que le pays approche du premier anniversaire du report des élections de 2021", a-t-il ajouté.
Les deux diplomates se sont accordés "sur la nécessité de renforcer la coordination entre les acteurs régionaux pour encourager toutes les parties prenantes libyennes à trouver un accord permettant de sortir de l'impasse".
La semaine dernière, le chef du gouvernement d'union basé à Tripoli, Abdelhamid Dbeibeh, a salué l'appel de l'émissaire de l'ONU en Libye à la tenue d'élections dans le pays.
"Je salue la déclaration du chef de la mission d'appui des Nations unies en Libye, Abdoulaye Bathily, dans laquelle il a exhorté toutes les parties concernées à atteindre ce qu'il a décrit comme étant le "but ultime", à savoir la tenue d'élections", a déclaré Dbeibeh sur Twitter.
Samedi, Bathily a appelé "les acteurs politiques à accélérer les discussions sur la voie à suivre dans le processus politique et à créer les conditions pour la tenue d'élections libres et équitables."
La Libye est en proie à des troubles depuis que l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi a été évincé du pouvoir en 2011, après quarante ans de règne.
La situation s'est aggravée en mars dernier, lorsque le parlement libyen a nommé un nouveau gouvernement dirigé par l'ancien ministre de l'Intérieur Fathi Bachagha, mais Dbeibeh assure qu'il ne cédera le pouvoir qu'à un gouvernement issu d'un "parlement élu", faisant craindre que la Libye ne replonge dans la guerre civile.
La Libye a connu de violents affrontements entre les partisans des deux rivaux en août dernier à Tripoli, qui se sont soldés par des dizaines de morts.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj