Esma Ben Said
29 Décembre 2017•Mise à jour: 29 Décembre 2017
AA-Encemine
Dans une interview accordée à Anadolu, le ministre tchadien du pétrole et de l’énergie, Béchir Madet, est revenu sur la récente visite du Président Recep Tayyip Erdoğan au Tchad et plus particulièrement concernant l’accord de collaboration énergétique entre les deux pays.
Soulignant le fait que cette visite a été une opportunité non négligeable pour le Tchad de renforcer des liens "fraternels", Madet s’est réjoui du fait que des accords dans le domaine des hydrocarbures ont été signés avec son homologue, Berat Albayrak, ministre turc de l’énergie et des ressources naturelles.
Le ministre tchadien a également précisé qu’il serait favorable à une participation des entreprises publiques ou privées turques dans l’exploitation des ressources naturelles tchadiennes.
- "La production et l’exportation du pétrole via les firmes turques peut commencer "
Rappelant que les géologues trouvaient scandaleux que les ressources naturelles et le pétrole tchadiens ne bénéficient pas au pays, Madet a fait savoir qu'il possédait "la carte des réserves pétrolières tchadiennes".
"A la demande, nous pouvons réaliser la production et l’exportation du pétrole via les firmes turques", a-t-il dit.
Madet a rappelé que la politique énergétique de son pays est libérale et ouverte à tous et que des entreprises chinoises ont d’ailleurs déjà commencé la production de pétrole et possèdent des raffineries.
« J’invite les entreprises turques au Tchad, et je promets de leur facilité la tâche », a déclaré Madet, ajoutant que les investissements dans le pays sont sous protection juridique et garantis par l’Etat.
-"Si mon homologue turc fait appel à moi, je répondrai présent "
Madet, qui est aussi lui-même homme d’affaires :
« Si mon homologue turc fait appel à moi dans le domaine de la production énergétique et pétrolière, je répondrai présent. Si nos frères turcs souhaitent venir au Tchad, j’organiserai les visites. Je soutiendrais, quoiqu’il arrive, une collaboration avec les autorités turques dans le but de servir mon pays » a-t-il assuré.
-« Si la Turquie le souhaite, nous pouvons leur confier la production d’électricité d’une ville »
Madet a également fait savoir qu’il n’y aurait pas de barrière diplomatique pour les entreprises turques : « Si la Turquie le souhaite, nous pouvons leur confier la production d’électricité d’une ville, afin que tous sache que nous sommes en faveur d’un marché libéral de l’énergie », a-t-il conclu.