Mohammed Maher Ben Romdhane
04 Juillet 2019•Mise à jour: 04 Juillet 2019
AA/New York/Mohamed Tarek
Le Conseil de sécurité des Nations Unies n’est pas parvenu, dans la soirée de mercredi, à se prononcer officiellement sur le raid aérien des forces de Haftar en Libye contre un camp pour migrants clandestins qui a fait des dizaines de victimes à Tadjourah à l’est de Tripoli.
Après plus de 2 heures de discussions, le Président du Conseil de sécurité pour le mois de juillet, Gustavo Meza-Cuadra (Pérou), a déclaré que « l’examen du dossier libyen se poursuit. Une session destinée à la Libye est déjà programmée le 29 juillet. Il a ajouté que « si les circonstances l’exigent, la tenue d’une session avant ce délai sera planifiée ».
Meza-Cuadra a également indiqué que « tous les pays membres ont condamné ce raid aérien, ils sont ainsi, appelés à soutenir la mission de l'émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé.
S'agissant de l’appel du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, concernant l’ouverture d’une enquête visant à révéler les responsables de ce raid aérien, Meza-Cuadra, s’est contenté de réitérer le soutien du Conseil de sécurité à la position de Guterres.
Plus de trente personnes ont été tuées, mardi, dans un raid aérien des forces de Khalifa Haftar contre un camp de migrants illégaux à Tadjourah, à l’est de la capitale libyenne Tripoli.
Les forces de Khalifa Haftar ont lancé, le 4 avril, une offensive militaire pour prendre le contrôle de la capitale libyenne Tripoli. Elles n’ont, toutefois, pas réalisé de progression significative sur le terrain.
Depuis 2011, la Libye connait une lutte pour le pouvoir et la légitimité, centrée actuellement entre le gouvernement d'entente à Tripoli (ouest) et les forces de Haftar basées à l'est du pays.