Mona Saanouni
30 Juin 2020•Mise à jour: 01 Juillet 2020
AA/ Tripoli
Le ministère libyen des Affaires étrangères a affirmé, mardi, qu'il avait espéré que le président français Emmanuel Macron, rejette l'agression du général renégat Khalifa Haftar contre la capitale libyenne Tripoli.
C'est ce qui ressort d'une déclaration du ministre libyen des Affaires étrangères, Mohamed Taher Siala, rapportée par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mohamed Gueblaoui, sur son compte Twitter.
En effet, après sa réunion avec la Chancelière allemande Angela Merkel, lundi, dans la capitale Berlin, Macron avait critiqué le rôle de la Turquie en Libye, précisant que "ce rôle menacerait l'Afrique et l'Europe", selon ses dires.
"Nous avons espéré que le président Macron exprimerait son rejet de l'agression de Haftar contre la capitale Tripoli, depuis 14 mois, c'est-à-dire depuis l'attaque perfide", a déclaré Siala.
Dans son discours, Macron n'avait pas mentionné l'agression menée par la milice de Haftar contre Tripoli depuis avril 2019.
Il a y près d'une semaine, le président français avait déclaré, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue tunisien Kaïs Saïed à Paris, que la Turquie jouait "un jeu dangereux" en Libye et qu'il le jugeait "inacceptable".
En réponse à cette déclaration, le ministère turc des Affaires étrangères a indiqué, mardi dans un communiqué, que "les propos de Macron ne peuvent s'expliquer que par une perte de lucidité".
Ankara soutient le gouvernement libyen, internationalement reconnu, dans sa confrontation face aux milices du général putschiste Khalifa Haftar, appuyé par nombre de pays arabes et européens, et qui dispute au gouvernement, depuis des années, légitimité et pouvoir dans ce pays arabe riche en pétrole.