Sandra Rabearisoa
19 Avril 2026•Mise à jour: 19 Avril 2026
« Des rumeurs mensongères », c’est ainsi que l’Ambassade de France à Madagascar qualifie les informations relayées par plusieurs médias sur les réseaux sociaux ces derniers jours dans un communiqué publié le samedi 18 avril, en fin d’après-midi. Lesdites informations, publiées par un journaliste et non moins conseiller technique du Président de la transition, Michaël Randrianirina parlent de « dix ressortissants français au cœur de la déstabilisation de Madagascar.
Selon la même publication, ces ressortissants français seraient « entrés par vague sur le territoire malgache à partir du mois de janvier 2026 et sont dans le collimateur des services de renseignements et des autorités en charge de la sécurité nationale de Madagascar ».
La présence de ces « mercenaires », selon les termes utilisés par ce journaliste, aurait un lien avec une « probable implication de la France dans les manœuvres de déstabilisation en cours à Madagascar ».
Des informations que l’Ambassade de France « dément formellement ». Sur cette lancée, l’Ambassade « appelle chacun à faire preuve de discernement et à ne pas relayer de fausses informations ».
Enfin, elle « s’interroge sur l’origine et les motivations de ceux qui diffusent ces dernières, avec la volonté manifeste de nuire aux relations entre Madagascar et la France ».
Avant ce démenti de l’Ambassade, le service de Communication de la Présidence avait également publié une déclaration, dans la matinée du samedi 18 avril, selon laquelle « les éléments évoqués n’engagent en aucun cas la Présidence ».
Et d’annoncer que « des enquêtes sont en cours, visant aussi bien des ressortissants malgaches et étrangers suspectés d’être impliqué dans cette affaire de déstabilisation ».
Le jeudi 16 avril dernier, des informations relayées sur les réseaux sociaux ont annoncé l’arrestation du Colonel Patrick Rakotomamonjy avec d’autres suspects étrangers.
Faisant l’objet d’un mandat d’arrêt depuis plusieurs jours, ce dernier figure parmi les suspects dans l’affaire de tentative d’assassinat contre le Président Randrianirina selon une déclaration de la Procureure Générale près du tribunal de première instance d’Antananarivo, Narindra Rakotoniaina, le 2 avril dernier. Onze suspects ont déjà été placés en détention préventive depuis cette date.