Sandra Rabearisoa
12 Août 2026•Mise à jour: 12 Août 2026
Le Président de l’Assemblée nationale Siteny Randrianasoloniaiko a fait une déclaration à l’issue d’une réunion à huis clos des membres de la chambre basse à Tsimbazaza, Antananarivo dans l’après midi de ce mardi 11 août. D’emblée, il écarte d’un revers de main les rumeurs sur une éventuelle tentative de dissolution du parlement ou du bureau permanent de la chambre.
« Le Président Michaël Randrianirina m’avait convoqué pour une rencontre à Iavoloha. Je devais donc faire un compte rendu de cet entretien auprès de mes collègues députés », a – t – il déclaré aux journalistes pour expliquer cette réunion à huis clos.
Siteny Randrianasoloniaiko affirme également que les parlementaires ont échangé sur l’évolution de l’enquête parlementaire menée par les députés sur la gestion de la compagnie nationale d’eau et d’électricité de Madagascar ou JIRAMA.
Plutôt dans la matinée, un groupe de 80 parlementaire a annoncé la mise en place d’une plateforme de soutien au régime transitoire. Quelques minutes après, les rumeurs sur une éventuelle tentative de destitution du Président de l’Assemblée nationale ont enflé.
Sur sa page Facebook, la Gen Z Madagascar a fait une publication dans laquelle elle exige le départ du Président du perchoir de Tsimbazaza que le mouvement soupçonne d’être un « forongony », terme utilisé pour désigner des personnes considérées comme un allié de l’ancien Président Andry Rajoelina.
On lui reproche l’absence de la mise en accusation de l’ex – Chef de l’Etat qui devait être à l’ordre du jour lors de la session extraordinaire du parlement.
« Qu’on ne se méprenne pas. J’ai toujours été le premier opposant d’Andry Rajoelina », a martelé le Président de l’Assemblée nationale devant les journalistes.
La dissolution de l’Assemblée nationale a été la dernière décision prise par Andry Rajoelina depuis son lieu de « cachette » après son départ en catimini du pays le 12 octobre 2025 suite aux manifestations de la Gen Z. Une décision ignorée par les députés qui, en représailles, ont voté la destitution du Président à l’époque.