Nadia Chahed
07 Septembre 2019•Mise à jour: 09 Septembre 2019
AA/Tunis
Les 24 éléments du Mécanisme Opérationnel de Coordination ( MOC- mis en place dans le cadre de l'accord de paix inter-malien), enlevés mercredi dans le centre du Mali, étaient toujours introuvables samedi, ont rapporté des médias locaux et étrangers.
Les faits sont survenus ce mercredi 5 septembre, rappelle le site d'information sur le Mali "Studio Tamani", précisant que selon un élu local, au départ ils étaient 34 enlevés par des hommes armés entre Hombori et Douentza dans le centre du Mali.
Parmi eux, 4 ont été exécutés dans un premier temps. Sur les 30 autres combattants, 6 ont pu s'échapper, précise la même source.
Ces éléments du MOC (Mécanisme Opérationnel de Coordination) qui étaient répartis entre deux cars de transports publics étaient en partance pour Gao au moment des faits après leur formation.
Selon les autorités communales de Hombori, après le forfait, les assaillants ont pris la direction de Mondoro avec les 30 ex-combattants enlevés, souligne encore Studi Tamani. Six parmi eux, ont pu s'échapper dont 4 ont rejoint le camp de Boni et les deux autres celui de Hombori.
Selon l'élu local, 24 autres éléments du Mécanisme Opérationnel de Coordination restent encore introuvables, précise le même média.
L'incident a eu lieu mercredi dernier entre Hombori et Douentza dans la région de Mopti. Ces otages, détenus par des présumés terroristes, faisaient partie de 1006 ex-combattants des mouvements signataires de l'accord pour la paix et la réconciliation. Ils ont récemment bouclé une formation au camp d’entraînement à Bapho près de Ségou, rapporte encore "Studio Tamani".
Et d'ajouter que ces nouvelles recrues avaient été autorisées à passer quelques jours dans leurs familles respectives.
L’annonce de la disparition de ces 24 ex combattants intervient alors qu’il y a quelques jours, 4 autres éléments du MOC ont été exécutés par des hommes armés non encore identifiés, rappelle le même média.
Ces nouvelles recrues devraient intégrer l'armée reconstituée dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation.