1 23
25 Juillet 2020•Mise à jour: 26 Juillet 2020
AA - BAMAKO - Moussa Bolly
Enlevé le 13 juillet dernier à son domicile à Diré ville (région de Tombouctou), dans le centre du Mali, par des inconnus, le maire Abdoulaye Alpha Cissé de la commune de Garbakoïra, a été retrouvé mort, le corps criblé de balles, ont annoncé hier des médias locaux et des sources sécuritaires.
Selon un correspondant de presse dans la région, «le cadavre a été retrouvé à Mekorey dans le cercle de Goundam (Tombouctou)» et le corps a été identifié par l’un des fils du défunt par «sa tête rasée quelques heures avant le rapt et le boubou qu'il portait».
Pour le moment, il n’y a pas d’information concernant les auteurs de cet enlèvement, qui n’a pas encore été revendiqué, ainsi que sur les mobiles du crimes.
Si les enlèvements d’élus sont légion dans le nord et le centre du Mali, les otages sont généralement libérés par la suite sains et saufs. Toutefois, le chef de file de l’opposition malienne, honorable Soumaïla Cissé, a été enlevé depuis mars dernier dans la zone de Niafunké (Tombouctou) et il est toujours détenu par ses ravisseurs. A noter que cet enlèvement n’a toujours pas été revendiqué.
Depuis 2012, le Mali est confronté à une profonde crise multiforme, sécuritaire, politique et économique. Les insurrections indépendantistes, puis les incursions terroristes ainsi que les violences intercommunautaires, ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Et ce malgré la présence des forces onusiennes (MINUSMA) et françaises (Barkhane).
Parties du nord du Mali, les violences se sont propagées au centre et menacent de plus en plus le reste du pays. Et depuis début juin, le Mali est paralysé par une crise socio-politique qui menace dangereusement le président Ibrahim Boubacar Kéita et son pouvoir.