Hatem Kattou
05 Août 2017•Mise à jour: 05 Août 2017
AA/Nouakchott/Mohamed Bakay
Quelque 1,4 million d'électeurs mauritaniens sont appelés à se prononcer samedi par référendum sur une révision de la Constitution dénoncée par les principaux partis de l'opposition qui appellent au boycott du scrutin.
Les bureaux de vote ont ouverts leurs portes à 7 heures (locale et GMT), sous haute sécurité.
Les amendements constitutionnels, objet de consultation, comprennent la suppression du Sénat (la haute chambre du Parlement), le changement de drapeau et de l'hymne national, ainsi que la création de conseils locaux de développement.
Les résultats officiels devraient être annoncés dans les 48 heures suivant la fin du vote, mais des résultats provisoires pourraient être révélés bien avant.
La majorité simple (50% +1) des suffrages exprimés dans le référendum suffirait pour faire passer les amendements.
- Un boycott contre « les fraudes massives ».
Les appels au boycott lancés par l’opposition risquent, selon des observateurs, d’affecter le taux de participation au référendum.
L’opposition mauritanienne a exprimé, vendredi, sa crainte « d'une fraude massive préparée par les autorités ».
« Nous avons constaté que les autorités se préparaient à une fraude », a déclaré Mohamed Jamil ould Mansour, président du Forum national pour la démocratie et l'unité (une alliance de plusieurs partis d'opposition).
« Les autorités ont écarté un certain nombre de directeurs de bureaux qui pourraient refuser les manœuvres de fraude. Nous avons également reçu des informations selon lesquelles il n'y aurait pas d'observateurs internationaux pour ces élections », a ajouté l’opposant, lors d'une conférence de presse.
Les autorités gouvernementales n'ont pas commenté les accusations.
Outre le Forum national pour la démocratie et l'unité (une alliance de 14 partis), la file des opposants comprend, le Rassemblement des forces démocratiques, le parti Sawab, le Parti républicain du rassemblement, les Forces progressistes pour le changement et plusieurs organisations de la société civiles.
Le camp favorable au référendum comprend les partenaires du parti de l'Union pour la République