Nadia Chahed
02 Novembre 2018•Mise à jour: 03 Novembre 2018
AA/Niamey/Kané Illa
L’opposition nigérienne regroupée au sein du "Front pour la restauration de la démocratie et la défense de la République (FRDDR)" a annoncé son retrait des discussions avec le pouvoir autour de la révision du code électoral.
Cette décision fait suite à la "non validation par le comité technique d’une série d’articles fondamentaux ne garantissant ainsi plus un déroulement démocratique des prochains scrutins", explique l’opposition dans un communiqué publié jeudi soir.
Elle cite, notamment les articles 8, 12, 81, 82 et 145 du code électoral.
L'un de ces articles, dont l’opposition tient à réviser, disqualifie son chef de file Hama Amadou de toute compétition électorale, du fait de sa condamnation à un an de prison ferme dans l’affaire dite des "bébés importés".
Cité dans une affaire de "trafic" des bébés, l’opposant Hama Amadou a été condamné, en mars 2017, à une année de prion ferme.
Niamey n'a pas encore réagi, vendredi, à cette décision de l'opposition.
Les discussions entre les autorités et l'opposition ont été lancées début octobre au sein du "Conseil national de dialogue politique (CNDP)", un organe placé sous la tutelle du premier ministre, avec pour principale mission de trouver des consensus autour des grandes questions politiques.
Ces discussions devaient, notamment, porter sur la révision de certaines dispositions du code électoral, dans la perspective des futures élections, dont les municipales prévues en janvier 2019.
Depuis les dernières élections présidentielles de 2016, les autorités et l’opposition sont restées antagoniques, l’opposition ayant refusé de reconnaître la réélection du président Issoufou Mahamadou.