Nadia Chahed
31 Octobre 2017•Mise à jour: 31 Octobre 2017
AA/Desk
Le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita a plaidé en faveur d'une position africaine commune pour le "Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières", qui devra être adopté en 2018, ont rapporté mardi des médias locaux.
S’exprimant à l'ouverture, lundi à Skhirat (Nord-ouest), des travaux de la "Retraite régionale sur la Migration", le responsable marocain a précisé que "le processus d'élaboration et d’adoption du Pacte mondial offre à la communauté internationale en général, et à l’Afrique en particulier, une occasion historique de réformer la gouvernance mondiale des migrations", rapporte le site Atlas Info .
"L'Afrique doit parler d’une seule voix" afin d'imposer son agenda sur les questions migratoires, a-t-il ajouté, ajoutant que "la mise en place d'une gouvernance commune de la migration n’est pas une option".
Il a, par ailleurs, fait remarquer que cette "Retraite africaine sur la migration" est une étape "importante" dans une séquence entamée depuis mars dernier et qui se poursuivra jusqu'au prochain Sommet de l’Union africaine (UA) en janvier 2018.
Bourita a rappelé qu'à la demande du président en exercice de l'UA et de la Guinée, Alpha Condé, le Roi Mohammed VI avait accepté de coordonner l'action de l’UA sur la thématique "structurante, transversale et très importante de la migration", soulignant que ce choix "est d’abord une reconnaissance de l’engagement personnel du Souverain et de Sa conviction profonde en faveur de l’émergence du continent africain comme acteur de paix, de stabilité et de développement".
Etalée sur trois jours (du 30 octobre au 1er novembre), cette Retraite a pour objectif d’élaborer, avant le prochain Sommet de l’UA, un "agenda africain sur la migration" qui se déclinera en feuille de route africaine, précise encore le site.
La Retraite, qui rassemble les Etats africains, "permettra d’entamer les consultations avec les Etats et les structures concernées afin de préparer cet agenda. Il s’agit également de déconstruire les idées reçues au sujet des migrations en Afrique et de présenter un diagnostic fidèle à la réalité du phénomène et des recommandations concrètes pour élaborer une politique commune africaine", selon la même source.
Prennent part à cette rencontre, des représentants issus de divers milieux, notamment des représentants gouvernementaux d’Etats africains, de différentes structures de l’UA (la Commission de l’UA, les communautés économiques régionales), d’organisations internationales comme l’ONU, l’OIM, la PNUD, UNODC et l’UNHRC, outre des acteurs de la société civile et du monde académique, précise enfin "Atlas Info"..