Safwene Grira
03 Juin 2016•Mise à jour: 06 Juin 2016
AA/ Tunis/ Safwene Grira
Jean Ping, principal opposant gabonais, a dénoncé jeudi, une tentative du régime d'Ali Bongo de le mettre hors course pour la présidentielle d'août prochain, et ce après sa convocation par la police judiciaire.
L'ancien président de la commission de l'Union africaine (UA) a précisé dans un communiqué de presse que "cette convocation [pour vendredi matin], qui ne comporte aucun motif, laisse augurer un grand risque pour le principal candidat de l‘opposition à l’élection présidentielle", à laquelle il est candidat depuis février dernier.
"J'appelle toute la communauté internationale, la presse libre et toutes les bonnes énergies démocratiques, à s’opposer à ce qui s’apparente à un règlement de compte pour m’empêcher de participer à cette élection", a-t-il lancé sur sa page officielle sur le réseau social Facebook.
Cette convocation, à laquelle aucune réaction de Libreville n'a été enregistrée jusqu'à jeudi 21H GMT, intervient à deux jours du départ prévu de Ping pour une nouvelle tournée dans la Province du Moyen-Ogooué. A l'occasion de ses différents déplacements dans le pays, Ping a critiqué, avec véhémence et à plusieurs reprises, le régime du Président Ali Bongo, dont il était proche.
Ancien directeur de cabinet de l'ancien président Omar Bongo et ancien ministre gabonais des Affaires étrangères, Jean Ping a également été élu, en 2004-2005, président de l’assemblée générale de l’ONU, puis, en 2008, président de la Commission de l’Union africaine, poste qu’il a occupé jusqu'en 2012.