Lassaad Ben Ahmed
20 Décembre 2020•Mise à jour: 20 Décembre 2020
AA / Tunis
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a condamné « l’escalade de la violence en République centrafricaine » à une semaine de la tenue des élections législatives et présidentielle, le 27 décembre courant.
Guterres s’exprimait via communiqué rendu public, samedi, sur le site des Nations Unies.
« Guterres a appelé tous les acteurs centrafricains à cesser toute hostilité de manière urgente, et à travailler ensemble pour assurer des conditions favorables à la tenue d’élections crédibles, inclusives et pacifiques le 27 décembre », a indiqué le communiqué.
Cette sortie du SG de l’ONU intervient après le déploiement, vendredi, des Casques bleus de la Minusca dans les zones de tension, notamment à « Bossemptélé et à Bossembélé, deux localités de la préfecture de l’Ombella-M’Poko (centre-ouest) cibles d’attaques par des éléments armés du 3R, du MPC et des anti-Balaka », selon une communication antérieure de la mission onusienne en RCA.
« Dans d’autres régions, y compris la capitale Bangui, les Casques bleus sont en alerte maximale dans le cadre du mandat de protection des populations civiles et de sécurisation des élections », a ajouté la même source.
Sur le terrain, des groupes armés s’étaient emparés jeudi et vendredi de plusieurs localités situées sur les axes qui desservent la capitale centrafricaine, Bangui, selon des sources locales humanitaires et des médias centrafricains.
La semaine dernière, plusieurs convois de candidats en campagne avaient été attaqués et des véhicules ont été emportés, sans faire de victimes.
Cette tension intervient, alors que le gouvernement avait signé un accord de paix et de réconciliation avec 14 groupes armés centrafricains le 6 février 2019.