RDC : 28 rebelles rwandais rapatriés en Aout (ONU)
-Ces combattants "vont passer 1 mois et demi dans un camp de réintégration dans le Nord du Rwanda pour apprendre un métier de leur choix" (force onusienne)
Esma Ben Said
08 Septembre 2017•Mise à jour: 08 Septembre 2017
Congo, The Democratic Republic of the
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Quelque vingt-huit rebelles des forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont été rapatriés dans leur pays d’origine (Rwanda) en aout dernier, a appris vendredi Anadolu auprès de la mission de l’ONU en RDC (MONUSCO).
Ces ex-combattants hutus rwandais sont venus "de plusieurs forêts de la province du Nord-Kivu (Est) " a indiqué dans une déclaration à Anadolu Dohotie Coulibaly, responsable du programme de désarmement, démobilisation et réintégration, appelé DDR3 au sein de la MONUSCO.
Avant de réintégrer leurs communautés locales, ces combattants "vont passer 1 mois et demi dans un camp de réintégration dans le Nord du Rwanda pour apprendre un métier de leur choix" a ajouté la même source.
Opposées au pouvoir de Kigali, Les FDLR ont été créées en 2000 par des ex-soldats et miliciens génocidaires rwandais qui s’étaient réfugiés dans l’est de la RDC en 1994 après le génocide qui a fait pas moins de 800 000 morts au Rwanda, d'après l'ONU.
Présentes dans les provinces du Nord et Sud-Kivu (Est), les FDLR sont accusées par Kinshasa et l’ONU de commettre régulièrement des atrocités contre des civils congolais dans les zones sous leur contrôle.
En avril 2014, les FDLR ont exprimé leur volonté de se rendre pour se "consacrer à la lutte politique" au Rwanda, qui a toujours refuser de dialoguer avec eux. Entre 2002 et 2016, seuls 12.000 combattants ont été rapatriés, selon la MONUSCO.
Leur présence dans la façade orientale de la RDC nourrit des tensions entre Kinshasa et Kigali. Lors de la deuxième guerre du Congo (1998-2003) ou après, le Rwanda avait pas mal de fois envahi la RDC directement ou par milices congolaises sous prétexte traquer les FDLR qui, selon les experts, représentent une menace sérieuse pour le régime du président Rwandais Paul Kagame.
Traquées par la brigade de l’ONU et l’armée congolaise depuis 2015, les FDLR seraient aujourd’hui affaiblis et confrontés à plusieurs dissensions internes.