Lassaad Ben Ahmed
07 Août 2018•Mise à jour: 07 Août 2018
AA / Kinshasa / Beni / Pascal Mulegwa
Quatre nouvelles personnes sont mortes de la maladie à virus Ebola et trois autres ont été infectées dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), où la vaccination "ciblée" débute mercredi, a annoncé mardi l'autorité sanitaire.
Le nouveau bilan donné par le ministère de la Santé fait état de 34 morts.
"Au total, 43 cas de fièvre hémorragique ont été signalés dans la région, dont 16 confirmés et 27 probables. Trois nouveaux cas confirmés et quatre nouveaux décès de cas confirmés à Mabalako", a indiqué le ministère congolais de la Santé dans un communiqué.
Le ministère a précisé, également, que 31 cas suspects sont en cours d'investigation.
La maladie a déjà fait 34 décès (entre probables et confirmés), selon le ministère qui a revu à la baisse les cas probables à Mandima (passant de cinq à deux).
"Après investigation, sur les 5 cas probables rapportés dans le bulletin précédent, trois personnes sont toujours vivantes et ont ainsi été classées dans la catégorie des alertes devant être investiguées", explique le ministère.
L'épidémie s'est déclarée début août dans l'aire de santé de Mangina, une bourgade proche de la ville de Beni mais s'est vite répandue avec des cas "probables et suspects" dans le centre urbain de Beni, les localités de Oicha et Musienene dans le Nord de la province du Nord-Kivu (Est de la RDC).
Les autorités ont annoncé cette épidémie une semaine après avoir annoncé la fin d'une précédente dans le nord-ouest qui a tué 33 personnes.
Dans la riposte contre cette dixième flambée d'Ebola en RDC depuis 1976, Kinshasa et l'OMS envisagent appliquer, dès mercredi, un vaccin qui a prouvé son efficacité lors de la précédente épidémie dans la province de l'Equateur (nord-ouest).
Cette campagne sera lancée dans l'aire de santé de Mangina, a affirmé le ministère de la Santé. Beni et ses environs sont sous menace sanglante des groupes armés dont les rebelles ougandais des forces démocratiques alliés (ADF) depuis 2014.
Vendredi, l'OMS a jugé "extrême", le degré de difficulté pour "éteindre" cette épidémie "dans une zone de guerre".
L'organisation onusienne basée à Genève a estimé que le risque de propagation dans la région est "très élevé" du fait de la présence de nombreux déplacés internes dans la région et aux mouvements de population vers l’Ouganda, voisin.
La Maladie à Virus Ebola est endémique dans plusieurs régions congolaises en raison de l’écosystème de la Forêt équatoriale.