Esma Ben Said
02 Septembre 2017•Mise à jour: 03 Septembre 2017
AA/Kinshasa/ Pascal Mulegwa
La principale coalition de l'opposition en République démocratique du Congo (RDC) a annulé son meeting programmé dimanche à Kinshasa après le refus des autorités qui ont estimé dans une correspondance, que ce meeting pouvait déboucher à des violences meurtrières, a appris samedi Anadolu auprès de la plateforme.
Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au Changement avait prévu d'organiser ce meeting "populaire" dans l'espace compris entre le siège du Parlement et le plus grand stade de la capitale afin d'exiger la présidentielle en fin d'année et le départ du président Joseph Kabila, resté en fonction au delà de son dernier mandat échu le 19 décembre 2016.
"Nous ne voulons pas faire de bras de fer avec les autorités" a déclaré à Anadolu Rubens Mikindo, secrétaire général Adjoint de l'Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), principal parti d'opposition en RDC.
Mikindo a en revanche indiqué que ces meetings auront lieu dans d'autres villes du pays pour "préparer les populations à la résistance et la mobilisation".
La dissidence de cette plateforme dont fait partie l'actuel Premier ministre Bruno Tshibala avait également sollicité le même espace pour un meeting populaire "à la même heure, au même endroit".
Au lieu et place du meeting, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au Changement a appelé ses militants à réserver un accueil "chaleureux" à son président Félix Tshisekedi qui sera de retour d'un séjour à l'étranger.
Félix Tshisekedi est pressenti candidat à la présidentielle, pour le compte de l'UDPS parti qu'emmenait son père (Étienne Tshisekedi) décédé le 1er février dernier, et dans lequel il est secrétaire général adjoint.
Depuis septembre 2016 , les manifestations publiques à caractère politique sont interdites à Kinshasa et dans plusieurs villes du pays. Cette décision avait été prise après des violences qui avaient éclaté à Kinshasa au cours d'une manifestation de l'opposition.
Une quarantaine de personnes avaient été tuées dans ces violences, selon l’ONU qui reprochait alors aux forces de sécurité congolaises d'avoir fait un usage "disproportionné" de la force et de balles réelles.