Nadia Chahed
25 Mai 2017•Mise à jour: 25 Mai 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
"Nous ne tolérerons aucune nouvelle sanction européenne", a déclaré, mercredi, à Anadolu, le vice-premier ministre congolais en charge des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu.
Réagissant à des informations, non encore officielles, selon lesquelles l'Union Européenne (UE) allait imposer de nouvelles sanctions contre de hauts responsables congolais, Okitundu a affirmé " nous avons des instances de sanction dans notre pays. Nos relations avec l'UE sont amicales et ne permettent aucunement une ingérence dans nos affaires".
Les pays membres de l’Union européenne sont sur le point d’adopter de nouvelles sanctions contre de hauts responsables de la République démocratique Congo (RDC), avait appris Anadolu, plus tôt dans la journée de mercredi, auprès d’un diplomate européen.
Ces sanctions sont dictées par les « violations persistantes des droits de l’homme et blocage du processus de sortie de crise », a indiqué le diplomate sous couvert de l'anonymat.
Elles concernent neuf proches du président Joseph Kabila, qui seront interdits de voyager en Europe et leurs avoirs soumis à « un strict gel », a ajouté la même source, précisant que le Conseil de l’UE devrait approuver cette liste noire et les sanctions mercredi dans la soirée.
En décembre dernier, l’UE avait sanctionné sept responsables congolais parmi lesquels des généraux de l’armée et de la police accusés de « graves violations des droits de l'homme ».
Ces sanctions avaient provoqué l'indignation du gouvernement congolais qui les a jugées "impérialistes et injustifiées" et "opposées au droit international".
Ces nouvelles sanctions pourraient intervenir au moment où la crise politique s’est exacerbée en RDC après la nomination d'un nouveau gouvernement, censé conduire le pays jusqu'aux nouvelles élections ( fin 2017), et boycotté par la principale coalition de l’opposition, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement.