Ekip
21 Février 2022•Mise à jour: 22 Février 2022
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Trois personnes ont été tuées lors d’une attaque rebelle, survenue dimanche, près de Biane, une localité de la province de l’Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris de sources concordantes, lundi.
“Avant 16h, les ennemis, l’ADF précisément, ont investi le village de Biane dans le territoire d'Irumu. Ils se sont servis de leurs machettes pour exécuter 3 civils. Ils ont brûlé plusieurs motos également”, a déclaré à l’Agence Anadolu, Sabiti Njiamoja, fonctionnaire délégué des autorités de la province du Nord-Kivu dans cette entité à proximité de la province de l’Ituri.
“Quelques blessés ont été évacués pour des soins” à Eringeti, d’après la même source.
L’ADF a mené plus de 5 attaques en Ituri, le week-end dernier. Selon un décompte de l'Agence Anadolu, sur la base de bilans de la société civile et de l’armée congolaise, près de 20 personnes sont mortes en 48h à la suite des attaques dans la même contée du territoire d'Irumu, en Ituri.
Une quinzaine de civils ont également été enlevés.
“Nous ne valons plus rien aux yeux du monde et de nos dirigeants congolais”, a déclaré, en colère, Eugène Vusara, un déplacé du territoire d’irumu, joint au téléphone par Anadolu.
La RDC est confrontée à l'insécurité dans sa partie orientale en raison de la présence d’une centaine de groupes armés qui menacent les civils et l’intégrité de son territoire.
Des opérations militaires sont en cours contre ces groupes, notamment les Forces démocratiques alliées (ADF), groupe considéré comme le plus sanguinaire.
Cette rébellion d’origine ougandaise, qui avait fait souche en RDC depuis près de 30 ans, est présentée par l'organisation terroriste Daech comme sa branche en Afrique centrale depuis 2019.
Le Président congolais Felix Tshisekedi a placé l’Ituri et le Nord - Kivu sous état de siège depuis environ dix mois, mais cette mesure exceptionnelle peine à endiguer la violence.
Lors d’une conférence de presse à l’occasion de la visite entamée dimanche de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, le Président Tshisekedi a sollicité “le soutien de la Turquie pour lutter contre les milices et groupes terroristes”, dans son pays.
Les deux pays ont plusieurs accords de coopération dans les domaines de la défense, de transport, des infrastructures et de l’économie, dimanche au Palais de la nation.