Hamze Tekin
09 Décembre 2016•Mise à jour: 09 Décembre 2016
AA / Juba
Le «groupe des anciens prisonniers politiques» du Soudan du Sud a appelé, vendredi, à la formation d’une «administration de transition», pour mettre fin à la crise politique et à la violence, qui sévissent dans le pays.
«Pour sortir de la crise actuelle, il faut mettre en place une administration de transition dont la mission et les prérogatives seront déterminées lors d’un congrès», a annoncé le groupe dans un communiqué.
Cette «administration» sera composée de technocrates et de personnalités politiques. Elle dirigera le pays pendant les 3 à 5 prochaines années, propose le communiqué, suggérant d’organiser «une réunion à l’étranger, avec des experts bien renseignés sur la crise sud-soudanaise, en attendant que le climat soit propice à la tenue d’un congrès de dialogue».
«Ce congrès devra avoir lieu dans la capitale Juba, après le déploiement de forces internationales, comme prévu par le Conseil de sécurité en août dernier. Cela préparera le terrain à un dialogue transparent, loin de la peur et des menaces», ajoute le communiqué.
Toutes les composantes politiques du pays doivent y assister, mais également les partenaires régionaux et internationaux du Soudan du Sud, à l’instar de l’autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD), l’Union africaine, et l’ONU, souligne le document.
Le «groupe des anciens prisonniers politiques» comporte d’anciens dirigeants du parti au pouvoir au Soudan du Sud. Accusés de complicité dans une tentative de coup d’Etat, ils ont été emprisonnés en décembre 2013, puis libérés. Actuellement, ils sont installés dans la capitale kenyane Nairobi.
Depuis décembre 2013, le Soudan du Sud (qui s’est séparé du Soudan suite à un referendum, en 2011), est le théâtre d’affrontements sanglants entre les forces gouvernementales et les milices armées de chef de l’opposition Riek Machar, accusé d’avoir commandité un coup d’Etat, ce que ce dernier dément.
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