Ahmed Abdelmonem Khalıfa Abdelbaky
01 Juin 2017•Mise à jour: 02 Juin 2017
AA/Djouba
Le conseiller du président du Soudan du Sud a revendiqué, jeudi, l’implication de tous les représentants de l’opposition dans le dialogue national, dont le vice-président, démis, Riek Machar.
Clement Konga, conseiller présidentiel aux Affaires Privées et membre du comité du dialogue national, a indiqué, lors d’une réunion de concertation du comité qu’il est "nécessaire d’impliquer tous les rebelles dans le dialogue national, y compris Riek Machar", soulignant que "le gouvernement doit assurer la protection qu’il faut pour garantir leur participation".
« Le dialogue national est considéré comme l’unique occasion pour résoudre tous les problèmes internes par les citoyens du Soudan du Sud eux-mêmes », a noté Konga.
Il a également précisé que « les problèmes actuels sont causés par la non unification des dirigeants du parti au pouvoir dans le pays « Le mouvement populaire », après qu’ils aient ignoré les objectifs de la lutte et qu’ils se soient consacrés aux intérêts individuels ».
Konga a appelé tout le monde à s’unir et à rendre service aux citoyens pour sortir de la crise, dont souffre le pays depuis 2013.
De son côté, le président du Soudan du Sud, Salva Kiir Mayardit, a exprimé son approbation, lors d’un discours prononcé, mai dernier, à l’occasion du lancement des travaux du dialogue national, avec la participation de toutes les parties politiques, à l’exception du leader de l’opposition armée, Machar.
Il a, entre autres, annoncé le cessez-le-feu de la part du gouvernement et la libération de tous les prisonniers politiques, comme coup d'envoi du dialogue national.
Pour sa part, l’opposition au Soudan du Sud, dirigée par Riek Machar, a qualifié l’initiative du dialogue national, inaugurée par SalvaKiirMayardit, de « unilatérale et non globale».
Machar a fui le pays après avoir été blessé lors de confrontations avec les autorités gouvernementales. Il réside actuellement en Afrique du Sud.
Le Soudan du Sud s’est séparé du Soudan, en juillet 2011, après un référendum. Des confrontations armées y ont lieu, entre les forces du président Salva Kiir Mayardit (issu de la tribu Dinka) et les forces du vice-président démis, Riek Machar (issu de la tribu des Nuer).
Les parties du conflit ont signé un accord de paix, en août 2015, qui prévoit la formation d’un gouvernement d’union nationale, ce qui a été réalisé le 28 avril 2016, avant que l’accord ne s’effondre à cause des confrontations dans la capitale Djouba, le 8 juillet dernier, ayant engendré la mort de centaines de personnes et le déplacement de milliers d’autres.
Selon les Nations Unies, 7,5 millions de personnes au Soudan du Sud (sur plus de 12,5 millions habitants) ont besoin d’aides humanitaires.