Nadia Chahed
14 Septembre 2017•Mise à jour: 15 Septembre 2017
AA/ Lomé/ Alphonse Logo
L’opposition togolaise a annoncé Jeudi, l'annulation de son meeting prévu vendredi afin de mieux s'organiser pour les manifestation du 20 et 21 septembre prochains.
" Tirant les leçons de la nouvelle donne, les forces démocratiques regroupées dans la coalition CAP2015-Groupes des Six-CAR-PNP-Santé du Peuple décident de surseoir au meeting d’information du vendredi 15 septembre 2017 pour permettre une plus grande mobilisation des populations pour les manifestations pacifiques publiques des mercredi 20 et jeudi 21 septembre 2017", annonce l'opposition dans un communiqué publié jeudi et dont Anadolu a reçu copie.
Elle estime dans le même texte que seule la mobilisation « peut faire fléchir le parti UNIR au pouvoir à revenir sur une formulation de l’article 59 de la constitution togolaise dans sa forme originelle ».
Cette annulation intervient alors qu'une nouvelle session parlementaire extraordinaire était censée se tenir jeudi pour discuter le projet de révision constitutionnelle, actuellement sur la table des députés.
Toutefois les députés de l’opposition ont claqué la porte aussitôt l’ordre du jour de la session voté. Ce dernier prévoit dans un premier temps l'examen et la ratification d'une convention internationale relative à l’enseignement supérieur dans l'espace UEMOA, repoussant les grands débats sur les réformes à vendredi.
"Nous avons dit qu’une session extraordinaire qui porterait sur un sujet autre que les reformes constitutionnelles ne correspond pas à l’état d’esprit et aux préoccupations des Togolais en ce moment précis", a expliqué le député Patrick Lawson, vice président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC-opposition) à sa sortie de l’hémicycle.
S'exprimant dans une déclaration à la presse il a souligné "on ne peut pas perdre des vies humaines lors de manifestations pour les réformes et revenir faire de la théâtralisation dans une salle où on discute un sujet qui ne préoccupe pas les togolais en ce moment".
Le président de l’Assemblée Nationale togolaise M. Dama Dramani a dénoncé pour sa part une « attitude relevant d’un agenda caché » de l’opposition togolaise.