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30 Mars 2019•Mise à jour: 31 Mars 2019
AA/Tunis/Bouazza Ben Bouazza
Les pays arabes vont prendre une position ferme à l’égard de la décision du président américain Donald Trump reconnaissant la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, a annoncé vendredi soir le porte-parole du sommet arabe prévu dimanche à Tunis.
Lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de la réunion préparatoire du conseil des ministres arabes des Affaires étrangères, Mahmoud khemiri a déclaré qu’une “forte résolution” sera soumise aux dirigeants arabes sur cette question.
Selon lui, le document qui a fait l’objet de “longues discussions”, condamne la décision américaine qu’il a qualifiée de “nulle et non avenue”. Il a estimé que l’initiative du chef de la Maison Blanche n’a “aucun fondement légal et enfreint la Charte des Nations Unies et les résolutions du Conseil de sécurité” qui rejettent l’occupation des territoires par la force.
Le porte-parole a noté que la résolution qui renferme “un engagement des pays arabes à préserver l’intégrité territoriale de la Syrie”, prévoit des mécanismes d’action et des démarches devant être entreprises auprès de pays influents notamment ceux de l’Union européenne, la Russie et la Chine pour appuyer la position arabe.
Elle réitère, en même temps, “le choix stratégique arabe en faveur de la paix et d’un règlement prévoyant l’établissement de deux Etats” (l’un israélien et l’autre palestinien).
Le plateau syrien du Golan a été occupé par Israël lors de la guerre de 1967, puis annexée par la Knesset (le parlement israélien) en 1981, sans reconnaissance internationale.
Dans une interview à la chaîne Al Arabia, le président tunisien Béji Caïd Essebsi a fait valoir que le décret paraphé par le président Trump sur la reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur le Golan “n’engage que celui qui l’a signé fût-il le président de la première puissance mondiale”.
Par ailleurs, les pays arabes s’engageront à fournir à l’Autorité palestinienne une aide de 100 millions de dollars par mois pour lui permettre de faire face aux difficultés résultant du gel par Israël des redevances fiscales qui lui reviennent habituellement et de la contribution des Etats-Unis à l’Office des Nations Unies pour les réfugiés (UNRWA).