AA / Tunis / Yousra Ouannès
Le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a souligné : « La Russie est déterminée à offrir une aide logistique aux forces sécuritaires et militaires tunisiennes dans leur guerre contre le terrorisme ».
Il ressort d’un communiqué rendu public, mercredi, par le ministère tunisien des Affaires étrangères, et dont Anadolu a obtenu copie, que Lavrov a fait observer, au cours d’une entrevue, à Moscou, avec le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mongi Hamdi, que « la lutte contre le phénomène du terrorisme implique une coordination aux plans régional et international dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies ».
« Les deux parties ont réaffirmé la nécessité de coordonner les positions et les efforts, tout particulièrement face à la recrudescence de la menace terroriste et du danger que représente l’organisation de ‘l’Etat Islamique’ », ajoute le communiqué, sans pour autant indiquer la nature de l’appui russe.
Pour sa part, Mongi Hamdi a tenu informé son homologue russe des « préparatifs en cours en prévision de la tenue des élections législatives et présidentielle et de la volonté de la Tunisie à couronner de succès ces échéances électorales dans un cadre de transparence et d’intégrité ».
Les élections législatives tunisiennes se tiendront le 26 octobre prochain, tandis que le premier tour de la Présidentielle est prévue pour le 23 novembre.
« Lavrov a mis en exergue le souci de la Russie de faire réussir le processus de transition démocratique en Tunisie et réaffirmé la confiance de Moscou en la capacité des Tunisiens à construire la démocratie et à faire de leur expérience un modèle de succès dans le cadre de l’unité nationale, du consensus et du dialogue », poursuit le communiqué tunisien.
Le ministre tunisien, en visite à Moscou les 2 et 3 septembre, a salué, de son côté, « la dynamique enregistrée dans le domaine de la coopération touristique », estimant cependant que « les relations économique bilatérales demeurent en deçà des espérances ».
« La rencontre a permis, également, d’évoquer une série de questions internationales d’intérêt commun, tel que la Cause palestinienne, la situation en Irak, en Libye, en Syrie ainsi que dans les pays du Sahel », conclut le communiqué.