AA/Pékin (Chine)
Trente-et-une (31) personnes ont été tuées et près d’une centaine blessées, jeudi matin, lorsque deux voitures ont foncé dans un marché de la province troublée de Xinjiang, en Chine, et ont déclenché des explosifs.
D’après un rapport de l’agence de presse chinoise officielle, Xinhua, les deux véhicules tout-terrain ont défoncé les clôtures en bordure de route d’une zone en centre-ville de la capitale régionale Ürümqi, et ont foncé sur des personnes qui faisaient leurs courses.
Des témoins ont indiqué que des explosifs avaient été jetés des voitures, avant que les véhicules n’explosent eux-mêmes.
Le propriétaire d’un commerce local aurait déclaré à Xinhua avoir entendu une dizaine de fortes détonations.
Le président chinois, Xi Jinping, s’est engagé à punir sévèrement les « terroristes » impliqués dans l’attaque et de ne ménager aucun effort pour maintenir la stabilité.
Dans un communiqué publié tôt ce matin, le gouvernement régional a qualifié l’attaque de « d’incident terroriste grave et violent d’une nature particulièrement vile »
La responsabilité de la tragédie n’est pas encore clairement établie, mais le gouvernement chinois a déjà accusé des extrémistes de l’ethnie musulmane turcophone des Ouïghours, originaires de Xinjiang, d’avoir perpétré de pareils attaques par le passé, dans la région.
A midi (heure locale), 31 personnes avaient déjà été déclarées décédées suite à l’attentat, et 94 autres avaient été signalées comme blessées. Plusieurs ont été hospitalisées avec de graves blessures.
Le bilan des victimes s’avère être le plus important depuis 2009, période à laquelle des protestations dans la capitale régionale avaient provoqué près de 200 morts.
Le mois dernier, une gare ferroviaire d’Urumqi avait été frappé par un attentat à la bombe ayant causé trois morts et 79 blessés.