AA/Diffa(Niger)/Balima Boureima
Les attaques répétées du groupe armé Boko Haram contre les localités de Bosso et Diffa(sud-est) depuis le vendredi, ont crée un sentiment de psychose au sein de la population civile, entrainant un déplacement de plusieurs centaines de personnes a déclaré, lundi, le porte-parole de l’armée nigérienne, le Colonel Moustapha Ledru dans un communiqué lu à la radio nationale.
En riposte à ces attaque les Forces de Défense et de Sécurité nigériennes ont neutralisé « plus de 260 assaillants, récupéré d’importants matériels de guerre et interpelé plusieurs terroristes. » a indiqué le Colonel Ledru sans donner des précisions sur les pertes de l’armée nigérienne.
« La situation dans la région est sous contrôle et les dispositions nécessaires sont prises pour garantir la paix, la quiétude des populations à qui il est demandé de ne pas céder à la panique » a rassuré le porte-parole de l’armée nigérienne.
Le Niger participera à une force multinationale mixte de 8700 soldats. « Le Niger est plus que jamais déterminé à défendre son intégrité territoriale et à assurer la protection des personnes et des biens en menant une lutte sans merci aux côtés de ses partenaires contre ces groupes terroristes et autres forces obscurantistes qui opèrent dans le bassin du Lac Tchad », a rappelé le Colonel Ledru.
Par ailleurs les habitants de Diffa en proie à des attaques de la part des combattants de Boko haram manquent de produits de première nécessité selon Mady Mai Gana, un habitant de la ville contacté par Anadolu.
« Les commerçants qui sont pour la plupart des étrangers ont préféré quitter la ville pour se mettre à l’abri des attaques » a expliqué M.Gana.
Mardi le gouvernement nigérien a décrété l’état d’urgence de quinze jours pour toute la région de Diffa. « Ce qui a permis de rassurer la population dans leur déplacement vers la ville de Zinder (450 plus au sud de Diffa) » a indiqué l’habitant de la ville.
Depuis vendredi, date des premières attaques, un mouvement de la population s’est observé. Des familles entières ont préféré quitter.
« Mon mari nous a demandé de rejoindre Niamey pour nous protéger » a dit à Anadolu, Salamatou Amadou, une habitante de ville.