AA - Bruxelles - Tuncay Çakmak
Le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a sévèrement critiqué, lundi, le gouvernement grec qui s’est retiré des discussions avec les créanciers pour convoquer un référendum.
Juncker a déclaré en conférence de presse se sentir «quelque peu trahi après tous les efforts entrepris pour arriver à un accord.»
«Aucune démocratie européenne n'est plus importante qu’une autre, il y a 19 démocraties dans la zone euro. Ce n’est pas un jeu dans lequel il y a 1 pays contre 18 ou 18 contre 1. Tous les citoyens sont égaux. Soit nous gagnons tous ensemble, soit nous perdons tous ensemble. C’est pourquoi je suis très attristé de ce qui s’est passé samedi. L’Europe a beaucoup perdu en une seule nuit», a déclaré Juncker.
Jean-Claude Juncker a également accusé la Grèce d’être «égoïste, de jouer des stratégies populistes et tactiques, en mettant en avant certains critères par rapport à d’autres, et de ne pas agir de bonne foi.»
Le Président de la Commission a ajouté que la Grèce s’était retirée de la table au plus mauvais moment et qu’il n’était pas d’actualité que l’Europe fasse de nouvelles propositions.
Juncker a appelé les citoyens grecs a dire oui aux propositions internationales lors du référendum, sans quoi l'Europe considèrerait qu’ils lui ont tourné le dos.
Juncker a rappelé qu’il n’a jamais été en faveur de la sortie de la Grèce de la zone euro.