Ayşe Başhoruz
09 Octobre 2026•Mise à jour: 09 Octobre 2026
Le ministre français de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a défendu la mobilisation de 3 000 enseignants remplaçants dans les lycées confrontés à des tensions liées au manque de professeurs sur Franceinfo le vendredi 9 octobre, une mesure annoncée par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray.
Concernant la disponibilité de ces enseignants alors que plusieurs lycées font face à des besoins de remplacement, Baptiste a expliqué qu’il s’agissait essentiellement de professeurs titulaires sur zone de remplacement (TZR), mobilisables pour intervenir dans les établissements les plus en difficulté. Il a toutefois renvoyé vers le ministère de l’Éducation nationale pour obtenir des précisions sur leur statut et leur affectation exacte.
Selon lui, il s’agit de mobiliser les ressources disponibles afin de renforcer les équipes dans les lycées les plus touchés. « Ce n’est pas du bricolage, c’est du support, c’est du soutien, c’est indispensable pour les élèves aujourd’hui », a-t-il déclaré, en réponse aux critiques de certains syndicats enseignants.
Philippe Baptiste a également souligné que les 3 000 enseignants représentaient une proportion limitée au regard de l’ensemble des effectifs de l’Éducation nationale, tout en reconnaissant que leur mobilisation pouvait constituer un renfort important pour les établissements confrontés à des difficultés particulières.
Il a précisé que les mesures annoncées ne se limitaient pas à ces affectations et comprenaient également des recrutements ainsi que le recours à des heures supplémentaires.
Au cours du même entretien, Philippe Baptiste a défendu une amélioration de Parcoursup, la plateforme nationale de candidature à l’enseignement supérieur, alors que des lycéens contestent les modalités de sélection et réclament, pour certains, son abrogation.
Le ministre a indiqué vouloir renforcer la lisibilité et la transparence du dispositif, notamment concernant les critères utilisés par les formations pour classer les candidatures. Il a distingué le fonctionnement technique de la plateforme des procédures de sélection appliquées par les établissements d’enseignement supérieur.
Selon Philippe Baptiste, le code informatique de Parcoursup est accessible en open source. Il a précisé que les principales évolutions devraient porter sur les « algorithmes locaux », utilisés par les formations pour établir leurs listes de candidats, estimant nécessaire d’apporter davantage de transparence sur ces procédures.
Le ministre a également évoqué la possibilité de regrouper certaines formations afin de rendre l’offre plus lisible pour les candidats. Il a notamment souligné la difficulté que peut représenter, pour les lycéens, une plateforme donnant accès à un très grand nombre de formations, sans annoncer de calendrier précis pour la mise en œuvre de ces changements.
S’opposant à une suppression de Parcoursup, Philippe Baptiste a fait valoir que le dispositif devait permettre de répartir environ un million de candidats dans les établissements d’enseignement supérieur. Il a appelé les responsables politiques qui réclament son abrogation à préciser le système alternatif qu’ils proposeraient.