Ben Amed Azize Zougmore
30 Septembre 2026•Mise à jour: 30 Septembre 2026
Le président français Emmanuel Macron et le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, se sont opposés mercredi sur la mobilisation lycéenne qui se poursuit dans plusieurs villes de France, sur fond de tensions avec les forces de l’ordre.
« J’entends et je comprends les angoisses parfois, les colères que notre jeunesse peut avoir », a déclaré Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à Madrid, avant d’ajouter qu’« aucun de ces débats, aucune de ces craintes ne légitime la violence ».
Le chef de l’État a également estimé que les responsables politiques n’étaient « pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire », alors que le gouvernement accuse depuis plusieurs jours LFI d’attiser la mobilisation.
Jean-Luc Mélenchon a réagi aux déclarations présidentielles en accusant Emmanuel Macron d’« approuver les violences policières » contre les jeunes.
« C’est la faute aux insoumis... Il approuve les violences policières qu’il a ordonnées contre les jeunes », a-t-il déclaré, qualifiant la situation de « lamentable ».
440 interpellations mardi
La passe d’armes intervient au lendemain d’une journée de forte mobilisation. Au total, 416 établissements ont été touchés mardi, dont 338 étaient encore affectés en fin de journée, selon les autorités.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a fait état de 440 interpellations, concernant principalement des mineurs. Selon lui, environ deux tiers avaient donné lieu à des gardes à vue. Quarante-huit membres des forces de sécurité intérieure ont également été blessés.
Le ministère de l’Éducation nationale a, de son côté, recensé 31 blessés parmi les élèves et les personnels. Les lycéens mobilisés réclament notamment davantage de moyens, le remplacement des enseignants absents et de meilleures conditions d’apprentissage.
La mobilisation se poursuivait mercredi dans plusieurs villes, tandis que l’Union syndicale lycéenne appelle à une nouvelle journée d’action jeudi.